Le nombre de commerces vides est en augmentation à Bruxelles

Selon les estimations, il y aurait près de 3.000 commerces à remettre en région bruxelloise.
Selon les estimations, il y aurait près de 3.000 commerces à remettre en région bruxelloise. - © DR

Les surfaces commerciales à remettre seraient 3.000 environ. Et ce chiffre aurait été multiplié par deux au cours des dernières années.

A Ixelles par exemple, les commerçants de la place Fernand Cocq sont un peu désespérés. Depuis le début du chantier, les clients boudent le quartier. "Il ne se passe rien, aucune voiture à l’horizon… On attend. Quoi ? On ne sait même pas !"

Ailleurs, dans d'autres quartiers, les commerces ferment à cause de la concurrence de nouveaux centres commerciaux ou des achats sur internet.

Stéphane Roumieux travaille pour Locatus, une société qui suit l'évolution du nombre de magasins de détails en Belgique. Et à Bruxelles, le nombre de commerces vides est en augmentation. "Sur les dix dernières années, les commerces inoccupés sont passés de 6 à 12%."

Des chiffres très différents selon la localisation des commerces. Les magasins à remettre se retrouvent surtout dans des quartiers commerçants plus isolés et dont le pouvoir d'achat est plus faible. "L’Est et le Sud-Est de Bruxelles s’en tirent globalement mieux que des communes traditionnellement plus populaires."

Certaines rues commerçantes bruxelloises devront-elles changer de visage ? Probable. "On essaie de garder des commerces de proximité car c’est important, déclare Viviane Teitelbaum, échevine du Commerce et de l'Urbanisme à Ixelles, mais il ne faut pas s’acharner non plus : on accepte également de transformer des surfaces commerciales en logements, en profession(s) libérale(s), en équipements…"

Un état des lieux des noyaux commerçants est en cours en Région bruxelloise. Il devrait déboucher sur une meilleure anticipation du développement commercial régional.

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