Le Gracq et Ecolo réagissent à l'accident d'une cycliste au rond-point Louise

Le rond-point Louise, "point noir avéré pour les cyclistes"
Le rond-point Louise, "point noir avéré pour les cyclistes" - © Tous droits réservés

Une cycliste se trouve dans un état critique après avoir été heurtée par un camion vendredi matin au rond-point Louise, à Ixelles. Le Gracq, une association de cyclistes, a réagi à cet accident en rappelant que tant elle que le Fietserbond avaient en vain alerté les autorités politiques sur ce "point noir avéré pour les cyclistes" que constitue à leurs yeux le rond-point Louise.

"Fin 2016, le gouvernement bruxellois a désinstallé des équipements temporaires qui réorganisaient rond-point Louise. La raison invoquée était de permettre au trafic de 'retrouver toute sa fluidité'. Il n'y a aucune vision à long terme sur ce nœud stratégique, aucune considération pour les usagers actifs qui traversent ce rond-point par centaines chaque jour, aucun souci de la sécurité des usagers les plus exposés", déplore le Gracq.

"Face à ce retour en arrière, nous avons interpellé les responsables politiques Rudi Vervoort, Pascal Smet, Yvan Mayeur, Els Ampe et Guy Vanhengel le 9 décembre 2016 dans un courrier pour leur rappeler l'importance d'assurer de bonnes conditions de sécurité pour les cyclistes, ce qui n'est pas le cas au rond-point Louise. Le courrier est resté sans réponse", poursuit l'association.

"Fin mars 2017, le ministre de la Mobilité a dévoilé un projet enthousiasmant de cyclabilisation de la petite ceinture. Au-delà des belles images, le Gracq et le Fietsersbond attirent l'attention sur le fait que plusieurs carrefours principaux seront exclus du réaménagement, dont le rond-point Louise. Ils demandent donc que ces intersections soient intégrées au projet. La transformation du rond-point Louise en un endroit sûr, accessible à tous les modes actifs doit devenir une priorité dans le chef de nos décideurs politiques et la triste actualité nous le rappelle", a-t-il conclu.

Le Ministre et la Ville devront s’expliquer

Chez Ecolo on rappelle que L'évaluation que faisait Bruxelles Mobilité en novembre 2016 du fameux aménagement provisoire du rond-point était la suivante : "les dysfonctionnements observés restent ponctuels dans le temps (1 à 2 heures le samedi) et ne justifient pas un retour à l’aménagement initial, vu les impacts positifs et sécurisants pour les piétons, cyclistes et transports en commun et la fluidité générale."

Pourtant, suite aux pressions exercées par la Ville de Bruxelles et, plus particulièrement son premier échevin, le dispositif a été supprimé quelques semaines plus tard.

"Le Collège de la Ville de Bruxelles, et le Ministre régional qui a cédé à ses pressions, devront s'expliquer du choix d'avoir fait primer le confort de la circulation automobile sur la sécurité des usagers faibles ", estime Céline Delforge, députée bruxelloise. Ceux dont le dogmatisme a primé sur l'intégrité physique des citoyens ne peuvent se dérober à leurs responsabilités. "Que ce soit dans l'espace public, sur les voiries ou en matière de qualité de l'air, il est urgent que Bruxelles donne désormais la priorité à la sécurité et à la santé de ses habitants plutôt qu'à la mobilité automobile ", ajoute son collègue Arnaud Pinxteren.

Pascal Smet prévoit une évaluation

Le ministre bruxellois de la Mobilité et des Travaux publics Pascal Smet prévoit dans les semaines à venir une évaluation de la situation au rond-point Louise, six mois après le démantèlement de son aménagement temporaire. Ce bilan portera notamment sur la sécurité des usagers faibles et il sera demandé aux zones de police de rapporter les accidents qui ont pu s'y produire. "Le ministre a également annoncé souhaiter des mesures rapides visant à assurer la sécurité des piétons et des cyclistes au rond-point Louise", a indiqué son porte-parole Marc Debont.

 

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