Le gouvernement bruxellois étend la protection patrimoniale du Musée de l’Armée

L’ambiance d’authenticité du musée doit beaucoup aux vitrines d'exposition qui rassemblent une quantité impressionnante d'objets (armes, uniformes, mannequins en uniforme...)
L’ambiance d’authenticité du musée doit beaucoup aux vitrines d'exposition qui rassemblent une quantité impressionnante d'objets (armes, uniformes, mannequins en uniforme...) - © Tous droits réservés

Le gouvernement bruxellois a étendu jeudi le classement comme monument du Musée royal de l’Armée, installé au parc du Cinquantenaire, aux éléments de mobilier et aux objets qui font partie du décor scénographique des salles historique et technique. Ces salles sont situées dans les galeries courbes du Musée. Cette décision intervient, à quelques jours de la fin de la législature et une dizaine de jours après que plusieurs associations de défense du patrimoine ont transmis par voie d’avocats leurs craintes quant à la subsistance du musée royal de l’armée à Bruxelles. Ces craintes se sont multipliées depuis que le site a été intégré il y a deux ans au War Heritage Institute (WHI) qui avait dénoncé quant à lui les « allégations mensongères » de ses détracteurs.

Le Musée royal de l’Armée conserve deux salles dites « historique » et « Technique », dont la décoration scénographique est celle qui fut décidée et mise en place entre 1923 et 1927 par le premier conservateur, Louis Leconte.

Selon le cabinet du ministre-président Rudi Vervoort (PS), en charge du Patrimoine, cette scénographie dynamique, à l’époque inspirée par celle du Musée des Invalides (Paris) est restée quasiment intacte.

Elle traduit la pensée de Leconte qui souhaitait opérer une symbiose entre un espace architectural particulier (aile courbe) et le dispositif d’exposition.

Une impression d’authenticité

L’ambiance très particulière des lieux est une parfaite concrétisation de l’idéologie de l’époque, exaltant la grandeur nationale, les faits militaires et deux valeurs cardinales que sont la bravoure et la capacité de résistance. Elle dégage une impression assez immédiate d’authenticité que l’on doit notamment aux vitrines d’exposition qui rassemblent une quantité impressionnante d’objets (armes, uniformes, mannequins en uniforme), à la présence massive d’œuvres d’art (peintures et sculptures) et à l’accrochage serré, à la mode des musées du XIXe siècle, des tableaux.

Y participent aussi, le chemin central jalonné de canons en ligne comme en partance sur un champ de bataille, les socles supportant les bustes de personnages historiques, la hauteur imposante des murs bordés d’une enfilade de drapeaux soulignant la forme courbe du bâtiment et renforçant l’impression d’un défilé militaire.

Patrimoine majeur

En Belgique, les salles technique et historique du MRA sont les seules de ce type à subsister.

Le gouvernement bruxellois avait entamé, il y a près de deux ans la procédure d’extension de classement aux éléments précités des Salles Historique et Technique.

L’ensemble des bâtiments formant le complexe historique des Musées du parc du Cinquantenaire sont classés comme ensemble depuis le 22 avril 2004. Le site lui-même est également classé.

Pour M. Vervoort, les salles historique et technique du Musée royal de l’Armée constituent « un patrimoine majeur de la Région de Bruxelles-Capitale contribuant à l’image et au rayonnement international de celle-ci ».

 

 


 

Archives: Journal télévisé 12/02/2018

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK