Le Brussels Summer Festival: le plus urbain des festivals lutte pour sa rentabilité

Organiser un festival dans les rues de Bruxelles représente un véritable défi.
Organiser un festival dans les rues de Bruxelles représente un véritable défi. - © PAUL-HENRI VERLOOY - BELGA

Malgré la météo capricieuse, le Brussels Summer Festival, le BSF, espère pouvoir compter sur la présence de 50 000 festivaliers. Pourtant, on estime qu’il en faudrait au moins 70 000 pour atteindre l’équilibre budgétaire. Il faut dire qu’organiser un festival dans les rues de la capitale représente un véritable défi en termes de respect des lieux investis et de sécurité notamment. Avec, bien souvent, des rentrées financières en moins par rapport un festival en plaine. Résultat : le BSF lutte depuis plusieurs années pour sa rentabilité.

Sur la place des Palais comme au Mont des Arts, tous les soirs les concerts battent leur plein. Un festival au cœur de la ville, c’est la spécificité du BSF.  " La Belgique est une terre de festival, explique Jérémy Callier, programmateur du BSF. Beaucoup d’entre eux sont situés en plaine, sur des sites dédiés entièrement à l’événement tandis qu’ici, on doit composer avec la ville…avec tout ce que cela implique. "

Une priorité : la sécurité

Un sacré défi pour les organisateurs qui a un coût à cause de la sécurité notamment. " On est sur trois lieux, dont certains très étendus comme la place des Palais et le mont des Arts, indique Catherine Grenier, attachée de presse du festival. Tous les matins, il faut ouvrir ces sites, faire un check " sécurité ". Et tous les soirs, il faut les fermer pour empêcher les gens d’accéder aux scènes, aux écrans et au matériel. "

Autre défi aussi, le cachet des artistes. Pour attirer des têtes d’affiche indispensables à sa survie, le festival doit dépenser toujours plus chaque année. " Avec le streaming, beaucoup d’artistes vendent moins de disques. Et donc, par la même occasion, les cachets artistiques augmentent lors de leurs concerts ou de leurs performances, constate Jeremy Callier. C’est une difficulté à laquelle tous les festivals sont confrontés ", ajoute encore le programmateur. 

Moins de rentrées financières

Sauf que contrairement aux festivals en pleine, le BSF ne peut pas non plus compter sur certaines rentrées comme un camping par exemple ou encore des stands de nourriture sur un lieu unique et fermé. " Il y a bien quelques stands mais, en ville, les festivaliers ont la possibilité de se restaurer où ils le souhaitent ", relève encore Jeremy Callier.

Si c’est bien l’esprit de ce festival ouvert sur la ville, c’est autant de rentrées financières en moins pour le budget. De quoi compliquer un peu plus encore la tâche des organisateurs qui veulent malgré tout que le BSF demeure un festival grand public à prix abordable. Reste à espérer que la pluie ne vienne pas trop jouer les trouble-fête et que les festivaliers répondent présents.

Elisabeth Groutars était en direct depuis le Mont des Arts, à Bruxelles, dans notre 19h30 de ce jeudi 15 août:

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