La Région bruxelloise poursuivra le projet de déradicalisation lancé par Ismaël Saïdi

Le  ministre-président Rudi Vervoort (PS) a laissé entendre que la Région poursuivra bel et bien le projet de création de capsules vidéos centrées sur la déradicalisation.
Le ministre-président Rudi Vervoort (PS) a laissé entendre que la Région poursuivra bel et bien le projet de création de capsules vidéos centrées sur la déradicalisation. - © LAURIE DIEFFEMBACQ - BELGA

Lors des vœux du gouvernement bruxellois, le ministre-président Rudi Vervoort (PS) a laissé entendre que la Région poursuivra bel et bien le projet de création de capsules vidéos centrées sur la déradicalisation. Le projet ne sera plus porté directement par le metteur en scène Ismaël Saïdi mais par l'Asbl dont il est membre (AviScène).

Pour rappel, le réalisateur/comédien s’était vu confier la mission de réaliser des capsules vidéo en vue de lutter contre le radicalisme dans la capitale. Un subside de quelque 275 000 euros avait même été annoncé pour cette campagne de sensibilisation.

Sauf que le subside a eu le don de créer la polémique : le chef du groupe Défi (ex-FDF) au Parlement bruxellois avait immédiatement réagi. Emmanuel De Bock avait en effet demandé, lors d'une interview à la RTBF, si le conseil des ministres avait approuvé cette décision (ce qui était bien le cas). Et le mandataire d’évoquer aussi la nécessité de passer par un marché public, ce que le ministre-président bruxellois dément.

Effet boule de neige : cette sortie, qualifiée par Olivier Maingain lui-même "d’erreur de communication", avait provoqué un tollé auprès des mandataires bruxellois, y compris dans les rangs de Défi.

Autre raison des salves tirées en direction du réalisateur et de certains politiques bruxellois : le fait qu’Ismaël Saïdi et Rudi Vervoort aient tenu des propos plutôt "cash" sur le monde musulman.

Ismaël Saïdi avait en effet pointé l’influence néfaste – à ses yeux – de la Grande Mosquée du Cinquantenaire, placée sous orbite saoudienne. Un discours qui avait heurté la frange conservatrice de la population musulmane et qui plaçait le débat sur le terrain théologique (alors que le projet de l’islamologue français Rachid Benzine reposait, lui, sur des bases historiques et anthropologiques).

Face à ce déferlement médiatique, Ismaël Saïdi avait préféré jeter l’éponge pour se consacrer à son métier, le théâtre.

Ce mardi, on apprend donc que la Région maintient son projet, sans le metteur en scène, mais avec son ASBL.

 

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