La Région bruxelloise classe le Pavillon chinois et la Tour japonaise

La région bruxelloise a décidé le classement du Pavillon chinois et de la Tour japonaise. Erigés en lisière du domaine royal de Laeken, les deux édifices sont emblématiques du patrimoine architectural bruxellois. Ils ont été réalisés entre 1901 et 1905, à la demande du roi Léopold II par l’architecte français Alexandre Marcel. Le roi souhaitait créer autour de son domaine un musée en plein air composé de bâtiments rappelant l’Extrême-Orient, une région du monde qui exerçait une véritable fascination sur les Européens du début du XXe siècle. En 1909, Léopold II qui avait abandonné son projet de musé offrit le bâtiment à l'État belge.

"Bruxelles compte de nombreuses perles architecturales qui témoignent de la richesse de son histoire et de son patrimoine. Le Pavillon chinois et la Tour japonaise y occupent une place de choix", déclare Pascal Smet en charge de l’Urbanisme et du Patrimoine à la région, à l’origine de la proposition de classement.

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véritable curiosité architecturale, le Pavillon chinois fait partie, avec la Tour japonaise et le musée d’Art japonais, des musées royaux d'Art et d'Histoire de Bruxelles. © WIKIPEDIA

"Des Bruxellois fiers de leur ville"

Prochaine étape : la rénovation complète des bâtiments, une tâche qui incombe aux autorités fédérales. C’est en effet le fédéral qui est compétent pour l’entretien de ces bâtiments, précise le secrétaire d’État, " La Région bruxelloise adresse aujourd’hui un message fort aux autorités fédérales afin d’entamer les rénovations urgentes. En classant ce patrimoine, nous voulons rendre les Bruxellois fiers de leur ville et donner à Bruxelles le rayonnement qu’elle mérite".

Le classement concerne aussi le jardin entourant la Tour japonaise et ses nombreux arbres remarquables. Le parc entourant le Pavillon chinois est, quant à lui, déjà classé depuis 1997.

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