La fusion des zones de police non prévue par la réforme de l'Etat selon Vervoort

La fusion des zones de police bruxelloises à laquelle des députés issus des rangs des formations flamandes de Bruxelles ont appelé vendredi dans le cadre d'un long débat consacré aux attentats de Paris n'est pas prévue par la réforme de l'Etat. Il importe avant tout de mettre celle-ci en oeuvre avant d'envisager quoi que ce soit d'autre, a affirmé vendredi le ministre-président bruxellois Rudi Vervoort, concluant les échanges du jour au parlement de la Région-capitale.

Le parlement bruxellois et ceux des entités communautaires bruxelloises ont ouvert un long débat lié aux attentats de Paris.

"Réflexe pavlovien"

Parlant de réflexe "quasi pavlovien" dans le chef de certains, à chaque fois que sont abordées les questions liées à la sécurité, Rudi Vervoort a souligné qu'il y avait en la matière des limites par rapport à ce que sont les institutions bruxelloises et leurs compétences en la matière.

Disant plus largement entendre assumer pleinement sa tâche consistant à être le lien entre les autorités fédérales et locales, le ministre-président bruxellois a répété "à l'attention de certains agitateurs d'opinion: ni le gouvernement, ni les bourgmestres ne sont en charge de la lutte contre le terrorisme, ni des enquêtes judiciaires".

Une part de responsabilité à chacun

Rudi Vervoort a fait le point sur les multiples réunions auxquelles il a pris part depuis le début de la semaine dans sa fonction de coordination, évoquant tour à tour les avancées engrangées au cours des derniers mois et les défis encore à relever.

"Il faut dire la vérité, a souligné le ministre-président bruxellois: députés, gouvernements, bourgmestres, conseillers, échevins, autorités policières, ... tous, à tous les niveaux de pouvoir, depuis que cette Région existe, nous portons une part de responsabilité. Un tel drame appelle une prise de conscience collective, car Bruxelles manque trop souvent de solidarité, encore de dialogue avec ses citoyens, d'unité et de conviction, et tous ceux qui ont suivi les débats ces derniers jours ont pu prendre la mesure de ce qu'il peut en coûter de jouer la carte de la confiance et de la concorde".

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK