La confiance des patrons bruxellois envers le gouvernement régional est au plus bas

Les patrons busent le gouvernement bruxellois
Les patrons busent le gouvernement bruxellois - © Nicolas Maeterlinck - Belga

La confiance des entrepreneurs vis-à-vis du gouvernement bruxellois a atteint un niveau historiquement bas: seuls 11% des entrepreneurs sondés affirment avoir confiance en l'équipe Vervoort, selon le dernier baromètre politique bisannuel de BECI, la chambre du commerce régionale publié jeudi.

La gestion de la crise sanitaire en question

La confiance des entrepreneurs vis-à-vis du gouvernement bruxellois était déjà faible en juillet dernier, à 21%. Six mois plus tard, cette confiance est "en chute libre": seuls 11% des entrepreneurs sondés indiquent avoir confiance (40% sont "peu confiants" et 39% "pas du tout") vis-à-vis du gouvernement du ministre-président Rudi Vervoort dans le cadre de sa gestion des problèmes actuels.    

"Le résultat historiquement bas est sans nul doute la traduction de problèmes irrésolus et d'une incapacité à les surmonter de manière satisfaisante, couplée à une gestion de la crise COVID erratique, comme l'actualité a pu l'illustrer", a avancé l'administrateur délégué de BECI, Olivier Willocx, dans un communiqué accompagnant ce sondage.  "Un débat fondamental est nécessaire pour savoir comment Bruxelles doit se préparer pour demain. C'est un défi que la Région ne peut relever seule. Le secteur privé est un partenaire fondamental de la reprise bruxelloise. La prospérité économique de Bruxelles est liée à sa capacité d'être un centre d'affaires attractif. La diminution de la fiscalité régionale et communale et la simplification administrative est un impératif pour libérer l'entrepreneur de lourdeurs pénalisantes pour l'activité économique et l'emploi", a ajouté M. Willocx.

La mobilité, éternel sujet d'inquiétude

Avec 45,45%, la mobilité reste la préoccupation numéro 1 des entrepreneurs. C'est la première fois depuis la création du Baromètre politique en 2000 que le score passe en dessous de 50%. C'est un constat sans précédent dans le domaine de la mobilité. Depuis 2013, l’importance de la mobilité a augmenté de manière continue pour atteindre près de 80% en 2019. Cette baisse s'explique par le confinement et le télétravail de longue durée qui est encore la norme aujourd'hui. 

74% des entreprises sondées répondent " non " à la question " Le gouvernement bruxellois devrait-il également instaurer le péage urbain/la taxe kilométrique s'il n'y a pas d'accord avec la Flandre et la Wallonie ? " Seuls 18% répondent " oui ". 

" L'impression existe que la taxe kilométrique est de facto un impôt sur le travail, ce qui pourrait être un désavantage concurrentiel pour Bruxelles ", explique Ischa Lambrechts, Conseiller Mobilité de BECI.

La plupart des ministres busés

Traditionnellement, BECI demande à ses membres de donner une note sur 5 aux membres du gouvernement bruxellois. Bernard Clerfayt (Emploi) (2,9) et Sven Gatz (Finances) (2,7) affichent les meilleurs résultats. À leur suite : Rudi Vervoort (MP) (2,2), Barbara Trachte (Transition Economique) (2,2), Nawal Ben Hamou (Logement et de l'Egalité des Chances) (2,2), Pascal Smet (Urbanisme et Relations Internationales) (2) et Alain Maron (Environnement) (1,8). Elke Van den Brandt (Mobilité et Travaux publics) détient la lanterne rouge (1,6).

 


 

 

Taxe kilométrique à Bruxelles: JT 03/12/2020

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK