La commune de Wezembeek-Oppem reclame 14 000 euros à un comité de riverains

Le bourgmestre Frédéric Petit n'a pas apprécié de voir sa commune salie, selon lui, dans le tract du comité de riverains
Le bourgmestre Frédéric Petit n'a pas apprécié de voir sa commune salie, selon lui, dans le tract du comité de riverains - © LAURIE DIEFFEMBACQ - BELGA

A Wezembeek-Oppem, la commune réclame 14 000 euros à un comité de riverain qui s'inquiétait de la présence d'amiante sur un terrain situé à proximité d'écoles.

Il dénonçait aussi la complaisance des autorités communales et ont distribué un tract dans les 6000 boites aux lettres de la commune provoquant ainsi la colère du Bourgmestre, Frédéric Petit : "Ils ont diffusé des informations mensongères à la totalité de la population. En faisant cela, Ils ont quelque part déclaré la guerre à notre collège et à notre administration mais quand on déclare la guerre à quelqu’un il faut pouvoir en supporter les conséquences "

Et si Frédéric Petit est en colère, c'est parce qu'il a fait réaliser des analyses de l'air. Des analyses qui n'ont rien détecté. "Nous avons été obligé, même si il n’y avait pas lieu de le faire, de tester la qualité de l’air et voir si il y avait des particules d’amiantes. Et comme nous l’attendions, il y a zéro danger"

Le bourgmestre réclame donc 14 000 euros au comité de riverains pour les frais d'analyse de l'air et 3.500 euros de dommage moral.

Pour Paul Willox, l'un des membres du comité, ce bras de fer est bien malheureux : "nous nous inquiétons pour notre environnement et la seule réponse officielle que nous avons du collège de Wezembeek-Oppem, c’est une assignation en justice. Je pense qu’il y a une volonté dans le chef du collège de nous punir."

Alors l'inquiétude des riverains était-elle légitime? Ou comme l'affirme le bourgmestre, leur but caché est-il de faire déménager cette entreprise de démolition. Celle-ci avait en tout cas déjà été épinglée dans le passé pour des infractions environnementales.

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