L'ULB dégringole dans le classement international des universités

L'ULB conteste le changement méthodologique et les données sur lesquelles s'est basée l'étude.
L'ULB conteste le changement méthodologique et les données sur lesquelles s'est basée l'étude. - © Flickr - Jose Felipe Ortega

En deux ans, l'Université libre de Bruxelles a perdu 200 places. Elle se trouve désormais dans la catégorie qui va de la 351ième place à la 400ième. Ça en fait la dernière université belge du classement. Il y a deux ans, elle occupait pourtant la 176ième place.

La dégringolade est telle que l'Université bruxelloise s'interroge sur la crédibilité de ce classement. Dans les faits, elle conteste le changement méthodologique et les données sur lesquelles s'est basée l'étude.

"Globalement, les universités belges se classent relativement bien. On est donc assez serein par rapport à tout ça. Cela dit, pour ce classement 2015, les responsables du ranking du Times Senior Education ont changé de fournisseur de données pour ce qui concerne le volume et la qualité de la production scientifique, déclare Catherie Dehon (chargée de mission auprès du recteur de l’ULB). Et manifestement, ce fournisseur a connu de grandes difficultés à correctement identifier les publications de l’ULB."

L’Université libre de Bruxelles a pris contact avec le Times. Suite à ce classement, l’ULB a estimé "à 20% la perte de notre production scientifique. Or, cela ne reflète absolument pas la réalité. La place qu’occupe aujourd’hui l’ULB dans ce classement est tout à fait anormale."

Une arme à double tranchant ?

D'un côté, ce genre de classement peut être une vitrine pour les universités qui y sont classées. Mais il peut aussi être néfaste. "Ici, on a été assez surpris – voire mécontent – de découvrir notre position dans ce classement. Mais il s’agit bien d’un problème de données. On va réagir et se plaindre au niveau du fournisseur et du Times pour qu’ils corrigent le plus rapidement possible."

Mais le mal est (peut-être) fait… "C’est clair que la marge de manœuvre pour 2015 est pratiquement nulle. On va devoir déjà se tourner vers 2016 (…) On vit avec mais il faut rester très prudent avec ce genre de classement. Il ne reflète ici pas du tout la réalité puisque, généralement, la Belgique se positionne plutôt bien dans ces rankings, malgré un sous-financement chronique et récurrent côté francophone."

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