L'heure de la rentrée a sonné pour les jeunes recrues de l'École royale militaire

Les jeunes recrues de l'École royale militaire portant leur matériel à leur chambre.
Les jeunes recrues de l'École royale militaire portant leur matériel à leur chambre. - © Tous droits réservés

Nous sommes à peine le 12 août et c’est déjà l’heure de la rentrée pour les 190 nouvelles recrues de l’École royale militaire. Pour la plupart, c’est la découverte d’un tout nouvel environnement. L’émotion était palpable sur le visage de ces jeunes mais aussi de leurs parents venus les déposer.

Excitation et appréhension

En cette première journée, rares sont ceux qui manquent à l’appel. Pour ces nouvelles recrues, c’est à la fois l’excitation et l’appréhension. "Je suis un peu stressée mais aussi très contente", lance Anna en expliquant que cela fait deux ans qu’elle s’y prépare. Je suis très enthousiaste pour ce qui va venir", ajoute-t-elle encore.

Un peu loin, Boris se confie lui aussi : "Il y a forcément un peu d’appréhension par rapport à ce qui nous attend. Mais il y a surtout beaucoup de joie et d’excitation d’enfin rentrer".

Il n’y a pas que pour les jeunes que la journée est symbolique. Pour les parents aussi, c’est un cap comme l’explique Geneviève. "Émotionnellement c’est quand même prenant parce que je sais que je lache encore un petit. On vient tout juste de passer des vacances ‘cocooning’en famille. Et là, il rentre à l’école et on sait que le côté ‘homme’, le côté ‘adulte’va surgir."

"Phase d’initiation militaire"

Et c’est vrai que les choses ne vont pas traîner. En fin de semaine, déjà, les jeunes recrues partent pour 5 semaines d’initiation à la vie militaire au camp d’Elzenborn. "Ils vont apprendre là-bas les bases du métier de militaire, détaille le Commandant Keteleer. S’habiller et se comporter comme un militaire. Faire du ‘drill’, des leçons de base au maniement des armes, des leçons de tactique, l’évolution dans les différents terrains, le camouflage, la lecture de carte, ce genre de choses là…"

Mais pour l’heure, ce qui occupe surtout les jeunes, c’est la rencontre avec leur camarade de chambrée avec qui ils vont passer toute une année. "C’est vrai que j’ai hâte de faire sa connaissance. Généralement l’école mélange un francophone et un néerlandophone dans la même chambre. Disons que j’ai hâte de rencontrer mon nouvel ‘ami’."

Des jeunes enthousiastes qui en veulent mais qui vont devoir s’accrocher dans les prochaines semaines. Environ un jeune sur 5 ne termine pas cette formation pour raisons académiques, médicales ou encore à cause d’autres échecs dans le cursus.

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