L'Europe tackle Bruxelles à propos des logements Airbnb

La plateforme Airbnb remporte une bataille européenne face à la région bruxelloise
La plateforme Airbnb remporte une bataille européenne face à la région bruxelloise - © Lionel Bonaventure - AFP

C'est une fameuse claque pour la Région bruxelloise dans sa lutte face à la plate-forme de logement Airbnb. La Région dénonce la multiplication des ces chambres louées par des particuliers à des touristes, notamment parce que cela provoque une forte hausse des prix sur le marché. Il y aurait aujourd'hui près de 7000 de ces logements dans la capitale.

Mais voilà, la commission européenne vient de remettre en cause la loi que Bruxelles avait prise en la matière. Elle vient d'adresser une mise en demeure à la région parce qu'elle estime que certaines mesures sont tout simplement exagérées.

Des mesures comme exiger que chaque chambre dispose d'un interrupteur d'éclairage principal situé à l'entrée de la pièce ou encore la présence d'un gobelet ou d'un verre par client qui loge. Bruxelles demande aussi d'avoir au moins un rouleau de papier-toilette non-entamé de réserve dans les sanitaires. Pour la commission et sa porte-parole Lucia Caudet, tout cela c'est trop et c'est discriminatoire pour les particuliers. "Le problème est qu'il n'y pas vraiment de différenciation entre un grand hôtel et le particulier qui ne loue qu'une ou deux chambres chez lui".

Faire comme Paris ou Barcelone ?

Bref, pour l'Europe, la région bruxelloise exagère. Et par là, elle s'oppose donc à une directive européenne sur les services. Directive qui impose ce principe de proportionnalité. Le gouvernement bruxellois a maintenant deux mois pour réagir et proposer des amendement de sa loi, pourquoi pas en se basant sur l'exemple d'autres villes européennes. "Par exemple, à Paris, il existe une réglementation moins contraignante pour les propriétés qui sont louées moins de 120 nuits par an. Ca, c'est proportionné", précise Lucia Caudet. "Ou encore à Barcelone. Là, il existe aussi des réglementations différentes en fonction des quartiers où sont situés les logements".

La région Bruxelloise va donc devoir revoir sa copie. Et jongler pour concilier sa volonté de limiter ces logements type Airbnb, tout en restant équitable et proportionné aux yeux de l'Europe. Faute de quoi, Bruxelles s'expose au minimum à des amendes de la part de la commission européenne.

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