L'avenir des déplacements à Bruxelles passe par la micro-mobilité électrique

L'hoverboard, un des nouveaux modes de déplacement
L'hoverboard, un des nouveaux modes de déplacement - © FREDERIC J. BROWN - AFP

La semaine de la mobilité commence ce vendredi, dans toute l'Europe. C’est l’occasion de se pencher sur les nouveaux modes de déplacements en ville et sur l'avenir de la mobilité à Bruxelles. Cet avenir passe par la combinaison de différents transports et notamment par la micro-mobilité électrique.

La micro-mobilité électrique, ce sont ces nouveaux engins électriques que l'on commence à voir dans les rues : des trottinettes électriques, des hoverboard (des espèces de skate-boards électriques) et aussi des mono-roues électriques.

On trouve ces engins dans certaines grandes surfaces. A Bruxelles, deux magasins spécialisés dans cette micro-mobilité se sont ouverts dernièrement.

Manuel Becor est le gérant d'un de ces magasins : "La micro-mobilité électrique, c’est une mobilité à portée de main en quelque sorte, une mobilité qui s’emporte sous le bras, qui vous transporte de chez vous à votre destination, soit durant tout le parcours, soit en la combinant avec d’autres moyens de transport, comme par exemple les transports en commun, ou votre propre voiture, et de réaliser les derniers kilomètres avec la mono-roue".

Que dit la loi?

La circulation de ces appareils est réglée par une loi qui les qualifie "d'engins de déplacement motorisés". Leurs utilisateurs doivent se comporter comme des piétons lorsqu'ils vont à l'allure du pas et comme des cyclistes s'ils vont plus vite. Autrement dit, au-delà de 6 km/h, ces engins doivent circuler sur les voiries ou les pistes cyclables.

Et là aussi, théoriquement, leur vitesse est limitée à 18 km/h., mais généralement les usagers vont plutôt à 20-25km/h.

Le nombre précis d’usagers de la micro-mobilité électrique est inconnu. Actuellement, il doit y avoir une grosse centaine d'utilisateurs de mono-roue à Bruxelles.

Multimodal

David Acitores a acheté sa mono-roue il y a 6 mois et, depuis lors, il affirme qu'il n'a utilisé sa voiture que 3 ou 4 fois : "C’est vraiment très multimodal parce que c’est assez lourd de se balader, de faire des marches avec, donc c’est assez compliqué. Par contre, monter dans un bus, un métro ou une voiture, c’est extrêmement facile. Vous le placez sous votre siège et puis vous repartez. Ce qui est chouette, c’est que vous partez en mono-roue le matin, vous assistez à vos différentes réunions. A un moment le soir, vous allez boire un verre avec les copains et, pour rentrer, si vous n’en buvez qu’un seul bien entendu, vous rentrez avec un " Drive Now" jusque chez vous".

Voitures partagées

La clef, c'est donc la combinaison des transports. "Drive Now", c'est une des deux nouvelles sociétés de voitures partagées qui vient de s'installer à Bruxelles.

Avant, il y avait seulement Cambio. Et lorsqu'on emprunte une voiture Cambio, il faut la remettre là où on l'a empruntée, faire une boucle donc.

Avec "Drive Now" ou l'autre société ZipCar qui vient d'être lancée, on peut emprunter la voiture et la remettre quasi n'importe où à Bruxelles, même là où le stationnement est payant. Car l'essence et le stationnement sont compris dans la location et le prix de location n'est pas très élevé puisque ça tourne autour de 30 cents la minute et c'est très facile à utiliser via une application sur smartphone.

Donc, l'avenir de la mobilité devrait passer par la combinaison de différents transports avec pour objectif de réduire évidemment le nombre de voitures qui circulent à Bruxelles.

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