L'association Job Dignity lance un défi aux futurs députés bruxellois

L'association Job Dignity lance un défi aux futurs députés bruxellois
L'association Job Dignity lance un défi aux futurs députés bruxellois - © Tous droits réservés

L'association d'aide aux femmes sans-abri, Job Dignity, a lancé mardi, sur sa page Facebook, le défi #chiche aux futurs députés bruxellois afin de rassembler des fonds en suffisance pour renaître de ses cendres, a annoncé la fondatrice de l'ASBL Awatif Majid.

Pour alimenter cette levée de fonds, les représentants politiques peuvent s'engager à verser au moins une semaine de leur salaire. Les députés bruxellois Viviane Teitelbaum (MR), Zoé Genot (Ecolo), Nadia El Yousfi (PS) et Emin Özkara (PS) ont déjà marqué leur soutien à l'initiative, de même que la présidente du Conseil des Femmes Francophones de Belgique, Sylvie Lausberg, ou la coordinatrice bruxelloise des cafés suspendus, Bruna Sassi. Rendez-vous est pris avec la députée bruxelloise et sénatrice Simone Susskind et la présidente de la fédération du PS bruxellois Laurette Onkelinx.

De plus, des bénévoles équipés d'une caméra iront à la rencontre des citoyens en leur proposant de se prêter pendant 120 secondes au jeu du ni oui ni non pour le montant de leur choix.

Une histoire née sur un trottoir

L'histoire a débuté en 2009 sur le trottoir du cercle littéraire Victor Hugo, dont s'occupait Awatif Majid. Elle s'est mise à discuter avec les femmes logées à quelques pas de là, au Samusocial et, de fil en aiguille, elle a commencé à leur proposer son aide pour la gestion de leur dossier administratif ou pour rechercher un emploi, une formation, un logement... Des formations ont fini par être dispensées par des professionnels bénévoles et des pensionnés dans la vente, l'horeca ou encore le maquillage pour le cinéma. Une cinquantaine de femmes bénéficiaient de ces services. En 2017, décision est prise d'ouvrir un centre rue des Foulons, mais aucun subside n'a été octroyé précipitant la jeune structure à sa perte. L'histoire s'est ainsi refermée courant 2018. Durant l'aventure, 11 femmes ont été sorties de la rue grâce au réseau de partenaires constitué.

"On n'a jamais pu se résigner à abandonner", raconte Awatif Majid. "On continue à suivre les femmes individuellement jusqu'à ce qu'elles sortent de la rue avec un travail et un logement." La renaissance d'un centre permettrait de pérenniser l'initiative.

 


 

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