L'air dans le réseau sous-terrain de la Stib est-il de bonne qualité ?

Respirer l’air qui circule en sous sol sur le réseau Métro de la Stib: "Pas plus risqué que de côtoyer quelqu’un qui fume en plein air."
Respirer l’air qui circule en sous sol sur le réseau Métro de la Stib: "Pas plus risqué que de côtoyer quelqu’un qui fume en plein air." - © DIRK WAEM - BELGA

L’air que l’on respire dans le réseau sous-terrain de la Stib lorsque l’on prend le métro est-il de bonne qualité ? C’est la question posée par plusieurs députés bruxellois à la ministre en charge de la mobilité, Elke Van Den Brandt. En réponse, la ministre se veut rassurante, elle affirme que même si les concentrations en particules fines sont importantes, les normes sont respectées.

Marie Nagy de Défi fait partie des députés qui sont à l’origine de l’interpellation, elle a été frappée par les chiffres du métro Parisien, "Des études montrent que les particules fines sont de 3 à 10 fois plus élevées dans les stations de métro qu’en surface."

Un environnement cumulatif

Les particules fines proviennent notamment des systèmes de freinage du métro mais aussi de la pollution extérieure, explique Liévin Chemin, expert en qualité de l’air au sein de l’association environnementaliste BRAL,

Une station de métro c’est un environnement cumulatif, la pollution qui est produite à l’intérieur comme à l’extérieur du métro n’est jamais lavée par la pluie. Ce sont des micropoussières qui sont remises en suspension à chaque passage."

Pas de danger toutefois pour les usagers, rassure l’expert, "Ce n’est pas plus risqué que de côtoyer quelqu’un qui fume en plein air. On n’y passe pas assez de temps…"

Problématique pour les travailleurs ?

En revanche, ce serait plus problématique pour les travailleurs de la Stib. Ici aussi Elke Van Den Brandt tempère,

"La Stib a une agence indépendante qui fait les contrôles, et jusqu’à présent, toutes les mesures indiquent que l’on est bien au-dessous des normes en vigueur, et la ministre précise, "On reste cependant attentifs à toutes les innovations qui pourraient survenir ".

En attendant les avancées techniques en matière de ventilation et de purification de l’air, plus les Bruxellois utiliseront massivement les transports en commun et contribueront à désengorger les routes, meilleure sera la qualité de l’air au niveau global.

 

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