Jugé pour un vol, M. El Hamrouni retire sa candidature sur la liste cdH à Bruxelles: "cette décision n'émane pas de moi mais des membres du parti"

La façade du siège du CdH (Centre démocrate humaniste), rue des Deux-Eglises à Bruxelles
La façade du siège du CdH (Centre démocrate humaniste), rue des Deux-Eglises à Bruxelles - © wikimedia

Le conseiller communal cdH Mohamed El Hamrouni a renoncé lundi à sa candidature sur la liste cdH de la Ville de Bruxelles, "pour raisons privées", a indiqué mercredi Bruzz, la plate-forme multimedia flamande de Bruxelles, sur son site web.

Selon Bruzz, il apparaît que cette démission est liée à la culpabilité de Mohamed El Hamrouni dans le vol d'un ordinateur, cinq ans plus tôt, au cabinet de Joëlle Milquet, alors ministre de l'Intérieur. Celle-ci a été établie par le tribunal de première instance de Bruxelles, le 25 juin dernier.

L'élu cdH a toutefois bénéficié d'une suspension du prononcé en raison du délai du jugement, cinq ans après les faits. Si l'intéressé n'a pas affaire à la Justice au cours des deux prochaines années, il conservera un casier judiciaire vierge.

Selon Bruzz, Didier Wauters a affirmé ne pas avoir été mis au courant des faits jusqu'il y a quelques jours, au moment où M. El Hamrouni l'a informé de sa décision de retirer sa candidature.

 

La réaction de Mohamed El Hamrouni

En réponse aux accusations, l'ancien candidat s’interroge sur le moment de parution dans la presse de l'affaire et des pressions subies par le parti pour donner sa démission: "Concernant ma récente démission, je tiens à préciser que cette décision n’émane pas de moi mais des membres du parti qui m’ont poussé à quitter le navire afin de ne pas entacher leur image. Si c’est ainsi qu’est traité un collaborateur après 12 ans de dur labeur, alors peut-être est-ce préférable pour moi de donner de mon temps et de mon énergie pour des personnes qui sauront reconnaître ma vraie valeur", explique-t-il via un mail envoyé aux rédactions. 

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