Jeux d'Hiver: guerre des décibels ou paix sonore au Bois de la Cambre?

Les riverains des Jeux d’Hiver –ou Games pour les habitués-, la boîte de nuit située dans le Bois de la Cambre se plaignent des nuisances sonores. Ils affirment que la musique dépasse régulièrement les normes de bruit.

Anne De Rudder habite à 600 mètres des Jeux d'Hiver. Elle ne peut fermer l’œil les soirs d’ouverture. Elle qualifie la situation de "cauchemardesque" et précise que "les basses augmentent en intensité à longueur de nuit, entre une et deux heure du matin, voire même jusqu’à six-sept heures du matin."

Cela fait plusieurs années qu'elle et d'autres riverains s’en plaignent directement auprès de l'exploitant ou en appelant la police. Des plaintes ont même été déposées à la Ville et du côté de Bruxelles Environnement compétent pour le respect des normes de bruit. En vain. Anne De Rudder précise que "jusqu’à présent, elles ont échoué."

C’est pourquoi ces riverains demandent aujourd'hui la fermeture de la discothèque. La Ville de Bruxelles s'en étonne mais compte bien intervenir auprès des exploitants.

Geoffroy Coomans de Brachène, l’échevin de l’urbanisme en charge des permis d'environnement, confirme qu’il va voir "e qu’il est possible de faire en terme de diffusion de bruit." Il se dit par contre très surpris que ces plaintes "ne sortent que maintenant alors qu’il y a eu un nouveau permis d’environnement qui a été demandé voilà quelques années. "

La direction des Jeux d'Hiver se dit, elle, consciente du problème. Même si elle affirme avoir déjà pris certaines mesures, elle reconnaît quelques erreurs. En tout cas, elle dit vouloir trouver une solution en concertation avec les riverains.

De son côté, Geoffroy Coomans de Brachène rassure en précisant qu’il sera demandé à ce que cela soit scrupuleusement respecté. Il rappelle que "la Ville de Bruxelles est propriétaire du bâtiment en question. Donc, c’est un peu plus facile."  Il est confiant et se dit "dans un dialogue plutôt constructif. Cela s’est toujours bien passé avec les exploitants actuels."

Il précise qu’on "peut toujours renégocier un permis d’environnement à partir du moment où les parties sont autour de la table".  Mais avant d’en arriver là, il rappelle que "ce que les riverains veulent, c’est simplement une diminution des nuisances voire une suppression totale des nuisances dans les plus brefs délais. C’est ça que nous voulons obtenir plutôt que de commencer à négocier pendant des mois pour des discussions d’un permis d’environnement qui n’auraient peut-être pas de conséquences concrètes pour les voisins. "

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