Inscriptions en forte hausse : bonne ou mauvaise nouvelle pour l'ULB?

3000 inscriptions en plus à l'ULB cette année
3000 inscriptions en plus à l'ULB cette année - © BENOIT DOPPAGNE - BELGA

L'année académique 2019-2020 démarre sur les chapeaux de roue pour l'Université Libre de Bruxelles. L'ULB enregistre une hausse des inscriptions à laquelle elle ne s'attendait pas, en tous cas de pas de cette ampleur : 3000 étudiant.e.s en plus par rapport à l'année précédente. 

Une bonne et une mauvaise nouvelle

L'inscription massive de nouveaux étudiants constitue une bonne nouvelle si elle traduit un plus large accès des jeunes adultes à l'enseignement supérieur et donc une démocratisation des études. Pour l'ULB, elle représente une marque de confiance de la part des inscrits et lui permet d'augmenter sa part du marché de l'enseignement supérieur dans un contexte de concurrence entre établissements. 

Si l'on s'en tient à des critères purement financiers, l'afflux de nouveaux étudiants n'est pas forcément une bonne affaire. Pour faire une analogie avec un commerce, les universités "travaillent à perte". En d'autres mots, le minerval payé par l'étudiant et les dotations octroyées aux établissements universitaires et aux hautes écoles ne couvrent pas le coût réel d'une année d'étude. Ce n'est pas pour rien si les universités francophones réclament un refinancement récurrent de l'enseignement supérieur à hauteur de 150 millions.

Les universités doivent actuellement se contenter d'une enveloppe fermée. En clair, plus il y a d'étudiants inscrits, moins ils seront correctement financés. Une clé de répartition fixe la part de financement public qui revient à chaque établissement en fonction, notamment, du nombre d'inscrits. Pour l'ULB, une augmentation du nombre d'étudiants accroît donc sa "part de marché" pour autant que la croissance soit supérieure à celle des autres universités et hautes écoles. Avec un bémol : la clé de répartition n'est adaptée que tous les quatre ans. 

Journal télévisé 25/09/2019

On constate aussi une hausse des inscriptions dans les autres universités et hautes école de la Fédération Wallonie-Bruxelles.