Infor Jeunes Laeken lance la seconde édition de sa campagne "Sur les pavés, l'égalité"

Illustration - Egalités des sexes en Belgique
Illustration - Egalités des sexes en Belgique - © BERTRAND LANGLOIS - BELGAIMAGE

L'ASBL Infor Jeunes Laeken a lancé, au théâtre Le Public à Saint-Josse-ten-Noode, la campagne "Sur les pavés, l'égalité".

Elle se clôturera le 8 Mars, journée internationale des droits de la femme, avec une parade dans les rues de Bruxelles organisée par le Magic land Théâtre.

A l'occasion de la séance d'ouverture en soirée au théâtre 140, deux comédiens déguisés en bébés illustreront le slogan de la campagne: "On ne naît pas femme. On naît pas homme. On le devient".

Cette seconde édition vise comme l'année passée à sensibiliser les jeunes de 15 à 30 ans à l'égalité des hommes et des femmes dans l'espace public. "Aujourd'hui encore, pour beaucoup de jeunes femmes, être dans l'espace public alors qu'il fait noir reste pointé comme un acte qui peut les mettre en danger et dont elles seraient responsables", estime Chantal Massaer, directrice d'Infor Jeunes Laeken.

"Il faut que les mentalités changent et que la responsabilité change de camp. Le responsable est celui qui pose un acte agressif, non la victime".

Cette campagne soutenue par la Fédération Wallonie-Bruxelles se décline au travers de 5.200 passeports distribués, 500 places gratuites offertes par des salles de spectacles, un nombre illimité de places gratuites dans deux cinémas et plus de 15 heures d'animation menées auprès de jeunes, notamment dans les écoles. Les passeports contiennent des dessins et des textes relatifs aux discriminations de genre. Les jeunes doivent le compléter avec une contribution créative sur le thème pour bénéficier des places gratuites. Ce projet vise également à améliorer l'accès à la culture et la mobilité des jeunes dans l'espace public bruxellois.

Lors des animations, la directrice remarque que "comparer le sexisme et le racisme est souvent percutant. Des garçons nous font souvent la remarque que les filles savent bien qu'elles ne doivent pas aller dans certains endroits parce qu'elles vont se mettre en danger. On leur pose la question de savoir s'ils se priveraient d'aller dans certains endroits parce qu'ils savent qu'il y a des racistes et en général la réponse est non".

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