Incidents en marge de la manifestation: 21 arrestations, 10 blessés, dont le commissaire Vandersmissen (vidéo)

Des incidents dans le quartier de la gare du Midi, point d'arrivée de la manifestation nationale organisée en front commun qui a rassemblé quelques 60 000 personnes : une dizaine de casseurs, dont certains masqués, ont défié les policiers. Ils leur ont lancé différents objets : œufs, pétards, bouteilles, pierres et pavés. La plupart ne portaient pas les couleurs des syndicats.

La police a répliqué en chargeant et a fait usage notamment de spray au poivre et de canons à eau pour repousser les perturbateurs. 

Le commissaire touché à la tête

La police a procédé à 21 arrestations administratives et deux arrestations judiciaires. Quatre manifestants et le commissaire Pierre Vandersmissen, qui a reçu un coup sur la tête, ont été blessés. Ils ont été transportés à l'hôpital, où le commissaire devait rester une nuit.

Le commissaire, uniquement muni d'un spray lacrymogène et dépourvu de casque, tentait de repousser des manifestants violents à proximité de la gare du Midi. Après avoir reçu le coup, le policier, étendu sur le sol et inconscient, a encore été la cible de projectiles. Ses collègues ont finalement réussi à le protéger, avant qu'il ne soit emmené à l'hôpital. Les forces de l'ordre se sont déployées massivement à la suite de l'incident pour éloigner les fauteurs de trouble.

Le parquet de Bruxelles a annoncé à la RTBF que le manifestant qui a attaqué le commissaire a bien été interpellé. Il a été reconnu par des collègues du commissaire Vandersmissen. "L'auteur des faits est âgé de 20 ans et n'est pas connu du parquet ni des services de police", indique le parquet. Ce qui laisse penser qu'il pourrait s'agir d'un manifestant et non d'un casseur.

Les images des caméras de vidéo surveillance qui ont filmé l'agression sont actuellement à l'analyse. "Quand la personne sera formellement confondue, elle sera entendue par un magistrat et plus que probablement mise à disposition."

La Croix-Rouge a également pris en charge 16 personnes et trois agents de police. Au total, 23 arrestations ont eu lieu, dont 21 administratives et deux judiciaires. Selon la police, il s'agit principalement de jeunes non syndicalistes. Des dégâts ont été constatés au bâtiment du SPF Finances.

Signe de non-violence

Une centaine de manifestants et de badauds ont longuement observé le face-à-face entre la police et la dizaine de provocateurs. Certains les encourageant, applaudissant et criant des slogans hostiles à la police. "C'est un exutoire contre l'ordre établi", commentait l'une. "Les manifestations finissent toujours pas dégénérer. C'est dommage", se désolait une autre.

Des groupes de militants syndicaux se sont pris en photo devant les policiers. Des panneaux publicitaires et poteaux ont été cassés.

Vers 15 heures, des policiers qui font face aux manifestants avaient retiré leur casque en signe de non-violence, sous les applaudissements. "C'est magnifique ce qui se passe. C'était exactement ça que nous voulions", a expliqué un gardien de prison délégué syndical, qui faisait face à la police. "Quelques hooligans sont venus foutre la merde, mais, nous, nous ne sommes pas violents. Nous venons simplement défendre notre pain."

La police a levé vers 15h20 l'important dispositif déployé dans le quartier. Tous les axes étaient à nouveau accessibles vers 16 heures mardi, même si les services de la STIB et de De Lijn sont un peu restés perturbés.

La FGTB condamne les violences

"La FGTB condamne (les) personnes qui profitent de chacune de nos manifestations pour nuire non seulement aux objectifs de nos actions, mais aussi et surtout aux personnes", a réagi le syndicat socialiste.

"Nous espérons que la justice pourra rapidement identifier la dizaine d'individus masqués qui a infiltré la manifestation et causé ces blessures", note encore la FGTB dans un communiqué.

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