Immigration: le parcours d'intégration n'est toujours pas en place à Bruxelles

La Wallonie et la Flandre disposent chacune de leur législation. Bruxelles aussi, mais elle ne s'applique pas encore.
La Wallonie et la Flandre disposent chacune de leur législation. Bruxelles aussi, mais elle ne s'applique pas encore. - © DR

La mesure qui fonctionne en Flandre et en Wallonie était censée entrer en application à Bruxelles en 2018. Mais, faute d'accord entre les Communautés, cela risque encore de prendre pas mal de temps.

Apprendre aux étrangers récemment installés à parler français ou néerlandais, les informer sur nos coutumes ou sur le fonctionnement des institutions, c'est le but du parcours d'accueil ou d'intégration.

La Wallonie et la Flandre disposent chacune de leur législation. Bruxelles aussi, mais elle ne s'applique pas encore. Faute d'un accord de coopération, les commissions communautaires de Bruxelles ne peuvent mettre l'ordonnance en œuvre.

Pour l'instant, les négociations achoppent avec la Flandre sur des questions budgétaires. La prochaine réunion de concertation est prévue en janvier prochain.

Les ministres bruxellois en charge de l'Aide sociale continuent à privilégier la voie de la négociation. Mais en cas de blocage persistant, un plan B est prévu : l'accueil des primo-arrivants pourrait échoir à la Cocom, la Commission communautaire commune de la Région bruxelloise.

Autre question en suspens : la capacité d'accueil. Les six bureaux d'accueil bruxellois disposent de 7000 places. Or, selon certaines estimations, entre 15.000 et 20.000 personnes seraient concernées en cas de parcours obligatoire.

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