Ils se couchent au milieu d'un carrefour en pleine heure de pointe pour plus de sécurité routière

150 personnes étaient présentes ce jeudi matin pour l'action du collectif 1030/0
150 personnes étaient présentes ce jeudi matin pour l'action du collectif 1030/0 - © RTBF

C’est l’image de ce matin à Schaerbeek : 150 personnes dont des enfants couchés au beau milieu d’un carrefour en plein Bruxelles. C’était au croisement de la chaussée de Helmet et de la rue Waelhem. Une action pour montrer qu’ils en ont assez, assez du nombre d’accidents de la route. Les membres du collectif 1030/0 dénoncent une série noire : trois enfants renversés de 6, 10 et 14 ans rien que sur le mois de juin dans la commune.

A Schaerbeek, c’est zone 30 généralisée sur les voiries communales. Et pourtant, les voitures roulent encore trop vite. Pour le collectif 1030/30, il faut adapter l’infrastructure. Il se trouve au carrefour de la chaussée de Helmet et de la rue Waelhem ce jeudi matin pour l’action de sensibilisation. C’est là qu’une adolescente de 14 ans s’est fait renverser une semaine auparavant. "Ici, il faudrait instaurer un virage pour réduire la possibilité de rouler en ligne droite, là où les voitures roulent assez vite. On peut mettre des coussins berlinois, sorte de casses vitesse carrés qui freinent la voiture. On pourrait aussi peindre toute la surface du carrefour en rouge pour montrer que c’est un endroit où il se passe quelque chose, mettre des traversées visibles pour les cyclistes etc. Bref, il faut mettre la priorité sur la sécurité des citoyens."

Quelques minutes après ces paroles, voilà le militant avec des dizaines d’autres couché sur l’asphalte au beau milieu de ce carrefour. En pleine heure de pointe, ils s’étendent pendant deux longues minutes encadrés par la police. Il y a beaucoup de parents venus avec leurs enfants. Il y a même une poussette au milieu de la scène. Tous bloquent la circulation. Sur les visages des pansements. Sur les bras et les jambes, des bandages. Ils symbolisent les victimes heurtées à cet endroit et ailleurs dans Schaerbeek.

Cathy est couchée sur le sol. "C’est comme ça que ça a commencé à Amsterdam dans les années 70, explique-t-elle une fois qu’elle s’est relevée. Les gens en ont eu assez que leurs enfants se fassent écraser par les voitures. Ils ont fait exactement ce que l’on fait aujourd’hui. Ils ont commencé à se coucher dans les rues. Ils se sont allongés sur les chaussées pour montrer qu’ils en avaient assez de la voiture qui prend 80% de l’espace public. Ils voulaient redistribuer l’espace et c’est comme ça qu’Amsterdam est devenu ce qu’elle est aujourd’hui."

 

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