Hôtels deux ou trois étoiles ? Bruxelles revoit ses critères

Martin Duchateau doit notamment proposer un petit-déjeuner buffet pour respecter les trois étoiles que son établissement possède
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Martin Duchateau doit notamment proposer un petit-déjeuner buffet pour respecter les trois étoiles que son établissement possède - © B. Schmitz - RTBF

C'est une petite révolution pour les hôtels de la capitale. Le gouvernement régional vient de s'entendre sur un nouveau système pour leur attribuer 1, 2, 3, 4 ou 5 étoiles. Jusqu'en 2014, le tourisme était une compétence des Communautés. Depuis, il a été confié aux Régions.

Martin Duchateau, lui, a complètement rénové un établissement de 48 chambres près de l'Avenue Louise à Ixelles en 2012. Il compte aujourd'hui trois étoiles. "À l'époque, nous avons donc rénové selon les critères exigés par la Communauté française pour pouvoir demander nos étoiles. Pour en obtenir trois, il faut par exemple respecter des exigences en matières de taille des chambres, du nombre de chaises dans chaque chambre, des équipements de l'hôtel, du temps d'ouverture et d'accessibilité de la réception, entre autres".

Mais à Bruxelles, les choses étaient parfois plus compliquées. "Le problème de la capitale est que les établissements pouvaient être certifiés soit par la Communauté française, soit par la Communauté flamande", précise Rodolphe Van Wayenbergh, de BHA l’association des hôtels bruxellois. "Et parfois deux hôtels de même niveau dans la même rue pouvaient se retrouver l'un classé cinq étoiles et l’autre quatre, en fonction du contrôle. Il y avait donc une incohérence totale pour le consommateur". Sans oublier une concurrence parfois déloyale entre hôtels.

Un standard international

Mais désormais c'est fini. La Région bruxelloise va contrôler seule les étoiles sur son territoire et cela se fera sur base de critères internationaux qu'on appelle "Hotelstars". Dans l'ensemble, ces critères sont déjà respectés en Flandre et en Wallonie, ainsi que dans pas mal de pays d'Europe. "Cela va donc apporter un vrai plus à Bruxelles", se réjouit l'hôtelier Martin Duchateau. "Notamment pour les clients étrangers qui sauront précieusement à quoi ils peuvent s'attendre lorsqu'ils choisissent un hôtel deux, trois ou quarte étoiles. Cela va également nous aider pour nous-même vendre notre produit à l'étranger".

Pour garder ses trois étoiles dans les nouveaux critères, Martin Duchateau ne devra presque rien adapter à son établissement. "Si ce n'est acheter une machine pour cirer les chaussures puisque je n'en dispose pas encore". Il promet de l'acquérir avant le début des contrôles menés par la région pour distribuer les étoiles selon les nouveaux critères.

A noter que les hôtels peuvent choisir de ne pas se faire classer par étoiles et donc de se vendre sur base d'autres critères. La réforme va aussi instaurer un système de classement pour les autres logements bruxellois, comme les chambres d'hôtes par exemple.

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