Haren: le comité du Keelbeek n'a pas eu connaissance d'actes d'agression

Le comité du Keelbeek déclare ne pas avoir eu connaissance d'actes d'agression.
Le comité du Keelbeek déclare ne pas avoir eu connaissance d'actes d'agression. - © Belga

La Régie des bâtiments a annoncé mercredi le dépôt d'une plainte à la suite de dégradations commises sur le site de la future prison de Haren, dans la nuit de mardi à mercredi, par des "activistes" qui ont menacé et agressé le personnel de gardiennage. Le comité du Keelbeek a répondu en soirée qu'il n'avait aucune connaissance de ces actes, qui ne correspondent, selon lui, en rien à la réalité sur le terrain.

En réponse à la mise en demeure de respecter l'ordonnance Nature envoyé par le comité, la Régie des Bâtiments a assuré qu'elle respectait la réglementation dans le cadre de l'exécution des travaux préparatoires. Elle a précisé que la faune et la flore seront prises en considération pendant ces sondages et que les différents exemplaires de la seule espèce végétale protégée, l'ophrys abeille, seront replantés après le 1er novembre, conformément à la réglementation de Bruxelles Environnement.

L'opérateur immobilier public chargé du projet se porte en faux concernant l'abattage d'arbres sur le site. Le comité du Keelbeek relève que la commune de Bruxelles avait déjà verbalisé la Régie l'an passé pour abattage illégal d'arbres. Il réitère sa demande d'ouvrir un dialogue constructif avec les riverains et citoyens concernés par le projet de construction d'une prison à Haren. A ce stade, il souhaiterait être informé des méthodes de déplacement des animaux protégés et avoir accès au site pour constater les éventuelles infractions.

La Régie a précisé avoir reçu le permis pour l'aménagement d'une voie d'accès via le boulevard de la Woluwe et le permis d'environnement, pour lequel un recours a été introduit. Le terrain de la future prison est repris en zones d'industrie urbaine et administrative dans le plan régional d'affectation (PRAS). La Régie avance que le site a servi de dépôts clandestins pendant des années. Sur ce point, le comité relève que les dépôts clandestins étaient localisés sur la friche industrielle.

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