Harcèlement à l'Université Libre de Bruxelles : les syndicats s'en mêlent

Etudiants et syndicats s'inquiètent du harcèlement à l'ULB
Etudiants et syndicats s'inquiètent du harcèlement à l'ULB - © Belga - Benoit Doppagne

Le harcèlement ne vise pas que les étudiants en sciences dentaires à l'ULB. Le phénomène pourrait aussi concerner des étudiants d'autres facultés. Pour objectiver le phénomène, le BEA (bureau des étudiants administrateurs) a décidé de lancer sa propre enquête. Sans prétention scientifique, elle se présente sous la forme d'un questionnaire en ligne adressé à l'ensemble des étudiants de l'université. 

Le personnel académique est aussi touché

Le front commun syndical s'inquiète aussi du phénomène. Le harcèlement touche également les membres du personnel, qu'il s'agisse du PATG (personnel administratif, technique ou de gestion) ou du corps enseignant. Dans un communiqué, les trois syndicats constatent qu'ils ont "à traiter des cas toujours plus nombreux de harcèlement du personnel qui engendrent une souffrance au travail intolérable et ce malgré les procédures existantes. Solvay, Médecine, Sciences, Architecture... La liste n'est pas exhaustive. Les faits sont sérieux et parfois connus de longue date, tant par les départements ou facultés concernés qu'au niveau des autorités de l'ULB. Malheureusement, la gestion de ces problèmes nous apparaît dans de nombreux cas bien insuffisante, voire inexistante : délais insupportablement longs, mesures cosmétiques, communication déficiente, manque de soutien aux victimes."

Les organisations représentatives du personnel appellent dès lors les autorités de l'ULB à prendre leurs responsabilités en répondant "de manière forte et visible" aux problèmes existants. La révélation des violences en sciences dentaires semble avoir accéléré la prise de conscience autour de la nécessité de lutter contre le harcèlement et toutes les formes de souffrance au travail au sein de l'Université Libre de Bruxelles. En tout cas, chez certains de ses acteurs.