Ganshoren : instit', profs et élèves se mobilisent pour dénoncer l'insalubrité de leur école

Le personnel, les élèves et les parents dénoncent l'état d'insalubrité de l'Athénée de Ganshoren
7 images
Le personnel, les élèves et les parents dénoncent l'état d'insalubrité de l'Athénée de Ganshoren - © RTBF

Les horloges des classes de l’Athenée de Ganshoren affichent 12h20. C’est l’heure pour le personnel, les élèves de sortir pour former une chaîne humaine. Des parents viennent l’agrandir. Au total, une bonne centaine de manifestants veulent faire connaître au public la situation de leur école : insalubre à leurs yeux. Ils ont ensuite prévu de se diriger vers l’administration de l’enseignement de la Fédération Wallonie-Bruxelles. Une réunion du Conseil d’administration y a lieu à 14h pour décider du déblocage de nouveaux budgets et d’un plan pour l’école.

L’état des lieux constaté par Amin Ben Ahmed, professeur de sciences, est très mauvais : un bâtiment condamné, deux ou trois plafonds qui tombent, quatre plafonds pleins de champignons, cinq autres carrément effondrés dans une classe et six tuyaux en piteux état. Il déclare ne plus oser mettre un poster au mur de peur de voir les murs des préfabriqués issus de l’expo universelle de 1958 s’effondrer. 

"Cela fait de nombreuses années que nous demandons un plan sérieux de rénovation de notre école. Il y a un an nous avons même envoyé une pétition à la Ministre. Nous donnons cours dans des préfabriqués qui datent des années 1950 et à part pour quelques rafistolages, les budgets ne sont jamais arrivés, malgré les promesses. Cette fois-ci, c’en est trop ! ", dénonce ce professeur de physique. Il pointe du doigt les conditions dans lesquelles les professeurs donnent cours. "Il y a 3 semaines une collègue a manqué de recevoir une plaque du plafond sur la tête, nous avons fait des arrêts de travail avec l’ensemble du personnel, nous avons voté une motion en font commun à l’unanimité, 5 bâtiments ont dû être condamnés depuis. Mercredi nous sortirons de l’école pour mettre la pression sur les responsables politiques."

Action soutenue par l’association de parents

Selon la CGSP, "la détérioration des bâtiments provoque des accidents et des maladies du travail. Plusieurs collègues en ont déjà fait les frais. Humidité, moisissures, rats et plantes colonisent les parois. Les sols, les plafonds et les murs s’affaissent dangereusement. De nombreuses fenêtres sont condamnées. Nous n’avons plus assez de locaux pour pouvoir donner cours à tous les élèves. Il y a seulement 10 toilettes pour plus de 1000 élèves et les enfants doivent manger dehors faute de place…"

L’action est soutenue par l’association de parents qui aiment l’école qu’ils ont choisie mais se préoccupent de la situation dans laquelle les élèves se retrouvent chaque jour. "Nous avions déjà écrit des courriers au ministère, sans effet. Donc nous soutenons et participons aux actions du personnel. Il en va du bien-être et de l’avenir de nos enfants", explique Sandra Elavia, présidente de l’association des parents.

Après cette action devant l'école, plusieurs professeurs se sont aussi rendus devant le siège de l'enseignement de la Fédération Wallonie-Bruxelles, près de la place Sainctelette, afin d'interpeller les responsables sur leur demande urgente de nouveaux locaux. Une fédération où l'on nous confirme juste "que le dossier est lancé et avance". Mais on refuse par contre de donner une date pour un déménagement vers des locaux temporaires ou un pour début de chantier. 

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK