Fin du plan hiver à Bruxelles, des enfants et leurs familles se retrouvent à la rue

Les plus petits sont assis dans des poussettes, emmaillotés dans des couvertures, les plus grands jouent presque comme si de rien n'était
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Les plus petits sont assis dans des poussettes, emmaillotés dans des couvertures, les plus grands jouent presque comme si de rien n'était - © Tous droits réservés

Le plan hiver d'accueil des sans-abris touche à sa fin à Bruxelles, ce matin 300 personnes environ ont été priées de quitter le bâtiment de la rue Royale qui ferme ses portes. Une centaine de personnes ont également dû quitter le siège du Samu Social, rue du petit rempart. Parmi celles-ci, une soixantaine d'enfants qui se retrouvent aujourd'hui à la rue. Une partie de ces familles se sont regroupées ce matin Porte d'Anderlecht.

Les plus petits sont assis dans des poussettes, emmaillotés dans des couvertures, les plus grands jouent presque comme si de rien n'était,  mais tous sont inquiets, comme  Antigona et jessica : "Le matin ils nous ont dit de quitter le Samu Social, mon frère tousse, ma maman est triste, elle pleure, on ne sait pas quoi faire. ", "y’a pas de place mais nous n'avons pas de maison, on va dormir où?"

Mon fils me demande ce qu’il a fait de mal pour aller dans la rue

Victoria est la maman de deux enfants, ce matin, elle ne sait pas quoi leur dire, elle craque : "C’est vraiment triste, tous les enfants sont dehors, il pleut, il fait froid, mon fils me demande ce qu’il a fait de mal pour aller dans la rue."

Aujourd'hui, avec la fin du plan hiver et la fermeture de plusieurs centres, ce sont les femmes seules et les personnes fragilisées qui auront la priorité, Lucie Moers, chargée de communication au Samu Social explique : "Évidemment, pour nous les familles avec des bébés font également partie des personnes vulnérables, mais il faut faire des choix, c’est vraiment une journée très difficile pour nous."

Pour Bernard De Vos, le délégué général aux droits de l’enfant, la situation est insupportable : " Je pense qu’il n’y a pas de volonté politique de les héberger d’abord, clairement c’est toujours le même bordel et chacun renvoie à l’autre, effectivement la lasagne institutionnelle ne facilite rien, puisque cela permet  à chacun de se défausser sur l’autre en disant : ce n’est pas exactement la catégorie des enfants qui rentre dans mes prérogatives."

Cela fait des années pourtant que Bernard De Vos réclame un accord-cadre entre le Fédéral, la Région et la Ville de Bruxelles pour créer une structure d'accueil pérenne pour les enfants et leur famille.

 

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