FARI, un nouvel institut d'intelligence artificielle pour Bruxelles

L'intelligence artificielle au service des administrations publiques
L'intelligence artificielle au service des administrations publiques - © ULB

Un nouvel institut d’intelligence artificielle est en place à Bruxelles depuis cette semaine. C’est une première. L’ULB, la VUB et le gouvernement régional ont annoncé le lancement de FARI, une structure unique qui rassemble plus de 300 chercheurs en Intelligence artificielle. "Son but est notamment d’aider les administrations publiques dans leur service aux citoyens en ayant recours à l’intelligence artificielle, un domaine dans lequel elles ne sont pas toujours à la pointe par rapport aux entreprises privées", explique Hugues Bersini, professeur à l’ULB et chercheur spécialisé dans l’intelligence artificielle qui fait partie des membres fondateurs de ce nouvel institut. L’idée c’est de servir de consultance pour que les administrations profitent pleinement de l’intelligence artificielle. Santé, mobilité, environnement, les domaines d’applications sont nombreux. Hugues Bersini travaille par exemple pour le moment à un programme qui optimiserait le processus de vaccination des centres Covid de la région. "Mais on pourrait aussi parler de transition énergétique, la mise à disposition de panneaux solaires. On a des projets où l’on a des communautés d’énergie au sein desquelles des habitants de la région décident de fédérer leur production et leur consommation énergétique de manière à la réduire. Encore un domaine où l’intelligence artificielle pourrait venir en appui. On voit bien la mainmise de l’informatique sur nos vies, les administrations sont en charge de nos vies et mettent en place des logiciels pour le faire mais ces derniers pourraient faire beaucoup mieux et c’est là que l’intelligence artificielle peut donner un vrai coup de main".

 

De multiples disciplines associées au projet

Le centre associe de nombreuses disciplines et ne se limite pas aux seules sciences informatiques. "Evidemment il y a des informaticiens mais on a décidé d’intégrer dans cet institut d’autres compétences qui nous semblent importantes dès lors que l’on veut mettre l’informatique au service du citoyen. Le droit par exemple, la psychologie, la sociologie, sont autant parties prenantes à ce projet". Il y a ainsi une dizaine de laboratoires (issus de l’ULB et de la VUB) qui font partie de l’Institut d’intelligence artificielle.

L’institut dit vouloir encourager la recherche sur une intelligence artificielle fiable, transparente et explicable. Ses projets impliqueront activement les citoyens et renforceront l’éducation sur l’IA et ses impacts dans la région. FARI se positionne de manière à créer un pont entre les experts, les citoyens, les entreprises et les organisations locales. Il disposera de trois pôles : un pôle de recherche et d’innovation, un groupe de réflexion sur l’Intelligence artificielle, les données et la société, et un pôle de test et d’expérience de l’intelligence artificielle.

Lancé cette semaine, l’institut disposera de ses propres installations et locaux dès le mois d’avril prochain.

 

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