Exposition: plus de 400 estampes japonaises à voir au Cinquantenaire

Une estampe de Katsushika Hokusai, peintre, dessinateur et graveur, japonais. Son œuvre influença de nombreux artistes européens, en particulier Gauguin, Vincent van Gogh et Claude Monet
Une estampe de Katsushika Hokusai, peintre, dessinateur et graveur, japonais. Son œuvre influença de nombreux artistes européens, en particulier Gauguin, Vincent van Gogh et Claude Monet - © Tous droits réservés

Un peu plus de 400 estampes issues de la prestigieuse collection du Musée d'Art et d'Histoire (MRAH) seront exposées du 21 octobre 2016 au 12 février 2017 dans le cadre des célébrations des 150 ans des relations belgo-japonaises, dont elles constitueront assurément l'un des points d'orgue. Il s'agit aussi de la première exposition de cette envergure depuis le festival Europalia Japon de 1989, a-t-on appris jeudi lors d'une conférence de presse au Musée du Cinquantenaire à Bruxelles.

Les estampes exposées offrent un aperçu de l'art japonais de l'estampe, depuis ses débuts en noir et blanc (vers 1720) jusqu'au début du XXe siècle. L'accent sera ainsi mis sur les oeuvres polychromes (XVIIIe et XIXe siècles) qui ont fait le ravissement des collectionneurs et des artistes occidentaux comme Van Gogh ou Monet, et ce dès la fin du XIXe siècle.

D'autres thèmes plus spécifiques sont également abordés dans l'exposition, comme par exemple les luxueuses éditions privées (surimono), les estampes érotiques (shunga), la production raffinée d'Osaka (kamigata-e) ainsi que les nouvelles estampes du début du XXe siècle (shin-hanga).

A la fin de l'exposition, un espace est consacré à l'oeuvre du dessinateur belge Dimitri Piot, dont les créations réinterprètent de façon contemporaine l'univers des "ukiyo-e" et dont la traduction littérale signifie "images du monde flottant".

Ce terme japonais trouve son origine dans le bouddhisme. Le "monde flottant" y fait référence à la vie sur terre, associée à la souffrance et à l'impermanence. Cette connotation négative à l'origine s'estompera avec le temps, et le "monde flottant" est devenu synonyme de plaisirs et de légèreté.

Une sélection d'objets tels que des bois d'impression, des peignes en laque ou encore une armure de samouraï complètent le parcours.

L'exposition "Ukiyo-e. Les plus belles estampes japonaises" se déroule en parallèle aux expositions "A Feverish Era in Japanese Art" à Bozar, "Made in Japan" au centre culturel de Strombeek et "In Praise of Waves" à workspacebrussels.

En raison de leur sensibilité à la lumière, les estampes seront exposées en deux phases (changement le 20/12/2016).

 


 

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