Entre ce qu'elle rapporte et ce qu'elle représente, la façade lumineuse de Docks divise toujours

Impossible de la louper si vous êtes dans les environs du Pont Van Praet... Le centre commercial Docks Bruxsel a une convention avec la Ville de Bruxelles pour cette façade lumineuse, il paie même des taxes.

Cette convention devait justement être renouvelée ce lundi. Elle faisait donc l'objet d'un débat au conseil communal.

Un environnement urbain "où l’on peut se reposer (les yeux)"

Ecolo a voté contre. La conseillère Liesbet Temmerman se justifie : "La Ville nous présente ça comme une occasion unique de faire passer des messages d’intérêt général, des messages émanant de la Ville et diffusés sur grand écran, à un taux de 50% du temps d’émission de ces panneaux… Le fait est que nous sommes de plus en plus dans un environnement urbain qui est saturé de ce genre de panneaux, qui diffusent des messages de la Ville ainsi que des publicités. Exemple, sur l’avenue Louise, où l’on nous annonce un prochain festival, suivi d’une publicité pour une chaîne de fast-food…"

La question de fond pour les Verts, c’est "peut-on avoir un environnement urbain où l’on peut se poser et se reposer, en ce compris les yeux ? Et puis, cela pose également la question de la sécurité routière…"

Une manne financière importante

Ecolo a un allié dans ce dossier… L'institut de sécurité routière Vias invitait les automobilistes voici un an à la prudence à la vue des messages lumineux de Docks. Pourtant, pas de quoi faire marche arrière, pour le bourgmestre socialiste Philippe Close.

"On parle d’un code de bonne conduite par rapport à ça mais il n’y a pas d’infraction légale par rapport à cette façade, nous répond le maïeur. D’ailleurs, tous ceux qui l’ont vue se sont rendus compte qu’elle n’est pas éblouissante. Elle anime plutôt un bâtiment (…) C’est vrai qu’il y a un réel débat aujourd’hui sur la présence de la publicité dans la ville. Certains partis considèrent qu’il faut la supprimer. Moi, je rappelle quand même qu’elle rapporte des millions d’euros à la Ville. En l’occurrence plus de deux millions d’euros, et cela nous permet de payer des écoles, des crèches, des routes..."

"Ce n’est pas un chantage au budget, se défend Philippe Close, mais je dois tenir compte d’un équilibre budgétaire. Et dans ce cadre-là, je dois reconnaître que la publicité nous rapporte quand même pas mal…"

106.000 euros de taxes l'an dernier, c'est ce qu'a dû payer le centre commercial pour sa façade lumineuse.

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