Ecoduc de Groenendael: quel est le bilan ?

Les caméras installées sur l'écoduc permettent de savoir si des animaux l'utilisent
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Les caméras installées sur l'écoduc permettent de savoir si des animaux l'utilisent - © Forêt de Soignes

L'écoduc de Groenendael est en service depuis un peu plus d'un an.

Cet ouvrage d'art, en partie financé par des fonds européens, a coûté plus de 6 millions d'euros.

Le pont, qui enjambe le Ring, permet aux animaux de la forêt de Soignes d'agrandir leur territoire et d'entrer en contact avec d'autres populations. Un an plus tard, il n'y a pas encore de statistiques précises sur ses résultats. 

Mais une chose est certaine : grâce à un travail de monitoring, on sait que les chevreuils, renards et autres animaux de la Forêt de Soignes l'utilisent. 

Quand on est sur l'écoduc, à part le bruit du Ring, on n'a pas l'impression d'être sur un pont. 
Il faut dire qu'il est large de 60 mètres et qu'on y a reproduit plusieurs biotopes.

"On a une partie plus arborée avec des troncs d'arbres, des arbres morts, du bois mort pour que chaque espèce puisse se repérer", décrit Patrick Huvenne, gestionnaire régional de l'Agence Nature et Forêt. "Nous avons aussi de petits étangs, où nous collectons l'eau de pluie pour améliorer le passage des espèces liées à ces étangs."

D'un côté et de l'autre de l'écoduc, des murs assez hauts font barrage à la lumière des lampadaires pour ne pas éblouir les animaux. Et sur ses parois, des caméras permettent d'enregistrer les passages des animaux. 

"On sait suivre ces mouvements : on voit beaucoup de gros animaux comme des chevreuils, des renards, ...", remarque Patrick Huvenne. Mais on peut également observer des amphibiens et des insectes.

C'est le deuxième écoduc de la forêt de Soignes. Il existe aussi d'autres lieux de passage, comme les éco-tunnels, où nichent aussi les chauve souris pendant l'hiver. Ces dispositifs permettent en quelque sorte de décloisonner la forêt de Soignes pour sa faune.

"Cela augmente leur territoire et fortifie leur population car cela augmente les interconnections entre les animaux qui, sans ce système, seraient répartis dans les différents blocs sans aucun contact entre eux." On évite ainsi les problèmes de consanguinité.

Ce n'est donc pas qu'une question de confort pour les animaux de la Forêt de Soignes, mais aussi une question de survie.

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