Deux brasseries bruxelloises victimes de marchés parallèles

La Brasserie Cantillon  engagée depuis sa création dans le maintien de la culture du Lambic authentique credit photo: Flickr cc Alagash brewing
La Brasserie Cantillon engagée depuis sa création dans le maintien de la culture du Lambic authentique credit photo: Flickr cc Alagash brewing - © Tous droits réservés

Si chez nous, ce ne sont pas les variétés de bières qui manquent, tout le monde n'a pas cette chance. Certaines cuvées plus ou moins rares s'échangent même à prix d'or sur d'autres continents dans le cadre de véritables marchés parallèles.

Une production traditionnelle par des entreprises familiales

Jean Van Roy, gérant de la brasserie bruxelloise Cantillon, s'est allié à la brasserie Drie Fonteinen pour attaquer les acteurs de ce marché noir : "Quelqu’un avait mis sur pied un faux site de vente en ligne Cantillon, on s’y serait trompé, pour pouvoir vendre nos produits, 5 à 10 fois le prix. Notre logo et notre nom, tout est déposé, il a donc été facile d’attaquer cette personne. Mais ce n’est malheureusement pas le cas pour tout le monde", explique le brasseur.

Pour lui, c’est la loi de l’offre et de la demande dans un marché de denrées rares, produites de façon traditionnelle par des entreprises familiales qui est à l’origine de telles spéculations : "Il se fait que pour des petites cuvées, il y a une demande assez importante qui vient de pays étrangers, et donc des petits malins ont compris qu’il y avait là un moyen de se faire de l’argent", explique ce brasseur.

Un commerce parallèle très lucratif

On assiste à l’apparition de webshops spécialement créés, de sites de seconde main ou encore des plateformes de ventes secondaires pour les bénéfices d’un commerce parallèle très lucratif. Un commerce qui agit en contravention totale avec la législation en vigueur en matière de travail, d’accises, de TVA ou de droit des sociétés.

"C’est un phénomène qui touche toutes les brasseries qui ont une certaine renommée", ajoute-t-il encore.

Mais ce qui chagrine surtout Jean Van Roy, c’est que ce trafic empêches les clients traditionnels, les vrais amateurs et les habitués de longue date, de se procurer leur produit préféré à un prix honnête et décent.

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