Des traces de PFOS dans les cours d’eau bruxellois

Vous avez peut-être entendu parle de cette pollution au PFOS en Flandre. Il s’agit d’un produit chimique utilisé par l’industrie, dangereux pour la santé et pour l’environnement. A Bruxelles, selon les premières indications, aucune industrie n’a jusqu’ici utilisé cette substance. Mais on en retrouve des traces dans les cours d’eau.

Les PFOS (acide "perfluorooctanesulfonique"), on en retrouve dans la Senne, dans la Woluwe et dans le Canal. Selon Bruxelles Environnement, les concentrations dans les eaux de surface de ces cours d’eau sont inférieures au seuil qui met directement en danger la vie aquatique. En revanche, elles dépassent le seuil qui garantit sa protection sur le long terme. Il y a donc bien lieu de s’en préoccuper. Et de trouver la cause de cette pollution qui pour l’heure ne présente aucun risque pour les Bruxellois. "Il faut savoir que les eaux de surfaces ne sont absolument pas captées en vue d’une potabilisation. Les eaux de distribution à Bruxelles proviennent de captages bruxellois d’eau souterraine et en très grande majorité également de captages wallons", rassure Loïc Dohet, expert "qualité eau de surface" chez Bruxelles-Environnement. Et précisément, les concentrations de PFOS mesurées dans les eaux souterraines et potables sont très inférieures aux normes européennes édictées en décembre 2020 selon le cabinet du ministre bruxellois de l’environnement.

Causes

A Bruxelles, les eaux de surface proviennent en grande partie de l’extérieur de la Région. Mais on ne peut pas exclure qu’il y ait aussi une pollution locale. "Il peut y avoir soit des pollutions encore actives actuellement soit de vielles pollutions puisqu’il s’agit de substances chimiques qui sont extrêmement persistantes dans l’environnement. Pour l’instant, il n’y a pas d’indication que ce soit le cas mais c’est pour ça que l’on doit vraiment investiguer sur cette potentialité" explique Loïc Dohet.

Investigations complémentaires

Le cabinet du ministre bruxellois de l’environnement Alain Maron discute avec Bruxelles Environnement de la mise en place d’une série de mesures, qui viendront s’ajouter aux contrôles existants. La dernière étude sur la question date déjà de 2013. Elle devrait faire l’objet d’une mise à jour sur base de l’expérience flamande. Objectif, vérifier qu’aucun site industriel n’a utilisé ou produit ce type de polluant.

En attendant, Bruxelles Environnement et la société bruxelloise de gestion de l’eau collaborent pour renforcer le contrôle des concentrations de PFOS dans les eaux de surfaces, notamment au niveau des stations d’épuration.

 

 

 

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