Des "hommes-paraboles" sur le toit du Wolubilis

L'un des trois "Hommes-paraboles" installés sur le toit de Wolubilis
L'un des trois "Hommes-paraboles" installés sur le toit de Wolubilis - © Collectif VOID

Vous les avez peut-être remarquées. Trois statues installées sur le toit du centre culturel Wolubilis près de la station Roodebeek. Visibles depuis le boulevard ou depuis la cour intérieure du centre culturel, ces trois silhouettes noires tendent une parabole dorée vers le ciel. Des œuvres réalisées par le collectif bruxellois VOID qui regroupe plusieurs artistes. "Elles ont un impact visuel fort. Elles ressemblent à des ornementations comme celle que l’on peut trouver sur certains bâtiments anciens" confie Arnaud Eeckhout, membre du collectif VOID.

Mais une parabole ce n’est pas fait d’abord pour communiquer ? "Communiquer ! Certes… Ou recevoir un message", poursuit-il. "L’idée de cette œuvre c’est de permettre au spectateur, au passant de laisser son esprit divaguer et d’imaginer ce qu’il souhaite".

Comme source d’inspiration, le collectif s’est plongé dans les archives de la Nasa qui, en 1977, a envoyé deux sondes spatiales de son programme "Voyager", des sondes à bord desquelles se trouvent les Golden Records, des disques qui comprennent de nombreuses informations sur notre planète et ses habitants sous forme d’images et de sons. "L’idée des paraboles en or est venue de là", explique l’artiste, "ces messages que l’on a envoyés on ne sait pas vraiment où, aux confins de l’espace. Une espèce de vanité humaine que l’on a de toujours vouloir essayer de repousser nos limites, d’aller beaucoup plus loin".

"Ces œuvres amènent un nouveau récit sur ce bâtiment fermé à cause de la crise. Ces œuvres nous rappellent que la culture nous questionne, éveille nos consciences et se fit entendre" confie Edith Grandjean, directrice du centre culturel Wolubilis. "Il nous importait aussi de soutenir ce collectif d’artiste. L’idée de continuer à offrir aux citoyens la culture en son sens large et à la fois de soutenir des artistes".

Les "hommes-paraboles", eux, continueront à scruter le ciel depuis les toits de Wolubilis jusqu’à la fin juin au minimum.


 

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