Des contrôles d'alcoolémie sans précautions sanitaires ce mercredi à Bruxelles?

Contrôles d'alcoolémie à risques à Bruxelles, ce mercredi?
Contrôles d'alcoolémie à risques à Bruxelles, ce mercredi? - © Nicolas Maeterlinck - Belga

Cela s'est passé mercredi, en milieu d'après-midi, en face du Palais de Justice de Bruxelles, Place Poelaert. Aux entrées et sorties du tunnel Louise, des policiers procèdent à des contrôles d'alcoolémie sur des automobilistes. Une avocate sortant du Palais s'apprête à récupérer sa voiture dans le parking sous-terrain. Elle nous raconte la scène : "les policiers effectuaient les contrôles au moyen d'un appareil avec lequel on souffle devant l'appareil mais il est quand même très proche du visage et du nez. Et de la bouche. Et donc on souffle, il y a un petit embout transparent à l'avant. Ils ne changeaient absolument pas l'embout et ils ne le désinfectaient pas après chaque contrôle d'une voiture à l'autre". 

Mesures sanitaires respectées? 

L'avocate a interpellé l'un des policiers procédant aux contrôles pour lui demander s'il se rendait compte de ce qu'il était en train de faire. L'agent lui aurait répondu que, d'après le fabricant de l'alcootest, il n'y aurait "pas de retour". De retour de quoi? Notre témoin l'ignore. Nous avons donc demandé à la porte-parole de la zone de police de Bruxelles-Capitale/Ixelles comment, selon elle, s'étaient déroulés ces contrôles d'alcoolémie. Voici sa réponse : "Comme pour chaque action de contrôle, les mesures de sécurité ont été prises. On ne change pas la coupelle du sampler mais elle est désinfectée après chaque souffle. Le sampler, c'est sans contact avec les lèvres. Par contre avec le test ou l'analyse d'haleine, il s'agit d'un autre appareil et on change bien sûr l'embout, qui est individuel". 

Gestes barrières en question

Un automobiliste, lui aussi avocat, s'est précisément fait contrôler à cet endroit. Il s'exprime sur la page Facebook de sa consoeur : "Je viens d'y passer. Hallucinant. J'ai protesté en expliquant que l'automobiliste avant moi venait de souffler, on m'a répondu que ce n'était pas grave car il ne fallait pas mettre le truc en bouche (sic) et on m'a calé le truc sur le nez." 

L'avocate ajoute que le policier portait un masque mais comme il fait ouvrir la vitre du véhicule et que, pour souffler dans l'appareil, l'automobiliste enlève son masque alors qu'il se trouve, à ce moment-là, bien en déçà du mètre cinquante réglementaire, les gestes barrières sont loin d'être respectés. Le tout multiplié par le nombre de véhicules contrôlés, il y a sans doute de quoi se poser des questions. 

 

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