Des affiches sur les carrées de prostitution non conformes suscitent la polémique à Saint-Josse

La commune a placardé des avis de fermeture sur les lieux de prostitution non-conformes aux normes (illustration).
La commune a placardé des avis de fermeture sur les lieux de prostitution non-conformes aux normes (illustration). - © Flickr

La commune a placardé des avis de fermeture sur les lieux de prostitution non-conformes aux normes, des affiches rouges habituelles quand une commune ferme un café ou un restaurant. Mais cette fois, Saint-Josse y a ajouté quelque chose…

En haut de ces affiches placardées sur les vitrines, la commune a noté au feutre, le nom de la prostituée, son origine, et si elle est en séjour légal ou pas.

C'est le conseiller communal Écolo Ahmed Mouhssine qui a constaté cela, et il en est scandalisé. A ses yeux, c’est un abus et une mise en danger superflue de la prostituée dont on ferme le local. "On estime que ces éléments portaient atteinte à la dignité de la personne parce qu’elle risquait à un moment ou à un autre peut-être d’être approchée par des souteneurs puisqu’elles allaient être expulsées de leur carrée. Et puis, également, parce qu’on estime que, dans le futur, ces femmes n’ont peut-être pas envie toute leur vie de traîner le fait qu’elles aient été prostituées. Et donc, ça nous a vraiment choqués."

Et le conseiller de poursuivre sa charge : "On ne comprend pas que ces éléments aient été mis sur la place publique. On avait l’impression que c’était des éléments que la commune devait garder dans ses fichiers. Elle pouvait tout à fait mettre des affiches de fermeture des lieux sans mettre ces éléments-là qui n’apportent aucune information utile aux citoyens."

Écolo/Groen, dans l'opposition à Saint-Josse, porte plainte devant le Centre pour l’Égalité des Chances, la Ligue des Droits de l'Homme et la Commission de la Vie Privée.

De son côté, le bourgmestre socialiste Emir Kir (PS) dément combattre les prostituées mais bien la traite des êtres humains et pour cela, dit-il, les personnes doivent être identifiées et les problèmes énoncés clairement. Il ajoute qu'il est habituel de mentionner l'identité du contrevenant sur les affichages de fermeture.

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