Décumul à Bruxelles: "Ce n'est pas une question de train de vie (à conserver)!"

L’Open VLD René Coppens siège au Parlement bruxellois depuis 2004.
L’Open VLD René Coppens siège au Parlement bruxellois depuis 2004. - © ERIC LALMAND - BELGA

Le débat sur le décumul des mandats politiques divise les parlementaires bruxellois. Une division particulièrement remarquée entre les groupes linguistiques. Dans quinze jours, le texte sur le décumul sera débattu et voté au parlement. Et ce vote devra obtenir une majorité dans chaque groupe linguistique.

Côté francophone, a priori pas de problème. C'est plutôt du côté flamand que cela risque de coincer.

Pourquoi cette différence ?

Nous avons tenté de la comprendre à travers la vision d'un parlementaire Open VLD : René Coppens, qui est ce qu'on appelle un "vieux de la vieille".

René Coppens est âgé de 75 ans et siège au Parlement bruxellois depuis 2004. Il est également échevin des Finances, de la Culture et de la Jeunesse néerlandophones à Ganshoren.

Le décumul intégral lui ferait perdre 47.000 euros, estime Cumuléo. Pourtant, René Coppens se défend de toute motivation pécuniaire. "Vous avez peut-être constaté que je suis le moins jeune de cet hémicycle… Le problème ne se posera donc plus pour moi."

Selon lui, il ne s’agit nullement d’un "train de vie" que l’on souhaite conserver. "Ce n’est absolument pas ça ! Nos rémunérations sont quand même plafonnées. Et puis, je ne fais pas de la politique uniquement pour l’argent. Je ne dis pas que ce n’est pas intéressant d’avoir un bon traitement, mais le plus important reste d’aider les gens."

En l'état actuel du rapport de forces, les partis flamands opposés au décumul sont en mesure de bloquer la réforme. L'heure de vérité sonnera lors de la séance plénière du Parlement appelée à se prononcer pour ou contre le décumul intégral des mandats publics.

Vote sur le décumul des mandats à Bruxelles au JT du 13/03

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK