De la musicothérapie à la petite maison du Parc Josaphat de Schaerbeek

Schaerbeek: musicothérapie à la petite maison du Parc Josaphat
Schaerbeek: musicothérapie à la petite maison du Parc Josaphat - © RTBF

Vous les avez peut-être entendus si vous vous êtes promenés dans le parc Josaphat : les instruments du centre Benenzon. Il est installé dans la Petite maison du Parc depuis quelques semaines. Pas de musiciens à l’intérieur de ce bâtiment emblématique de la commune de Schaerbeek. Mais des personnes qui suivent des séances de musicothérapie, une thérapie non-verbale où l’instrument remplace la parole.

La Petite maison du Parc Jospahat était à l’abandon pendant plusieurs années. Jusqu’à ce que la commune de Schaerbeek lance un appel à projets pour l’occuper. Et depuis quelques mois, c’est le centre Benenzon qui s’y est installé.

Quelques notes graves sur un piano, c’est la manière de communiquer de Dadi, adolescent autiste. Viennent ensuite quelques notes plus aiguës, c’est la réponse de Garance Viala, musicothérapeute au centre Benenzon. « Dadi n’a pas la parole. Cette séance est un moment où il s’exprime et où l’on communique tous les deux. Ce n’est pas du tout un cours de musique. On montre qu’on est là pour rentrer dans leur monde et partager un peu du nôtre… tout en douceur et jamais dans le forcing. »

Ces séances n’ont pas d’objectif préétabli ni de volonté de guérison. « Nous rencontrons beaucoup de publics différents, ajoute Julien Lociuro, musicothérapeute et psychologue. Des personnes autistes, avec un handicap mental, des personnes âgées, démentes, atteintes de la maladie d’Alzheimer, des personnes psychotiques. »

Les instruments présents dans la salle de musicothérapie sont nombreux mais aucun n’est destiné à jouer une mélodie préétablie. « Ils servent à établir une relation entre le patient et le thérapeute, explique Julien Lociuro. Souvent la relation avec les personnes que l’on rencontre est compliquée d’une manière directe, par le langage par exemple. Le fait de passer par des médiateurs facilite l’entrée en relation. »

Ce moyen d’expression convient parfaitement à Dadi. « Il adore, témoigne Fouzia, sa maman. Il vient avec un grand sourire et repart super-content. Ces séances l’apaisent. »

La Petite maison du Parc Josaphat, un endroit idéal

Située au beau milieu de la verdure, la Petite maison du parc Josaphat convient particulièrement bien à ces séances de musicothérapie. « C’est un lieu de bien-être, argumente Julien Lociuro. Les gens s’y sentent bien dans la commune. C’est un endroit très naturel. Or, dans notre pratique, on se rapproche assez fort de la nature. C’est de la thérapie non-verbale donc on se rapproche de médias non-verbaux. Par exemple, des instruments avec de l’eau, des instruments un peu archaïques qui rappellent la nature, le vent… » Le jardin, à l’arrière de la maison permet aussi d’organiser des séances à l’extérieur.

Deuxième raison pour laquelle la Petite maison du Parc est idéale : l’isolation. « On essaye de laisser le plus de liberté à nos patients pour s’exprimer, raconte Julien Lociuro. On sait qu’en ville, ce n’est pas facile parce que ça peut déranger le voisinage. Ici, on peut faire du bruit. »

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