Cyclo-taxis gratuits à Bruxelles: "Nous ne sommes pas concurrents des taxis"

Cyclo-taxis gratuits : « nous ne sommes pas concurrents des taxis »
Cyclo-taxis gratuits : « nous ne sommes pas concurrents des taxis » - © Tous droits réservés

Déjà présents à Paris, Londres et dans d’autres villes européennes, des triporteurs avec assistance électrique pourraient bientôt être mis en service à Bruxelles. Différence de taille: les navettes bruxelloises seraient gratuites car entièrement financées par la publicité.

Vous les croiserez peut-être dans les rues de Bruxelles ces vendredi et samedi : de grands vélos électriques blancs à trois roues paraderont depuis le Bois de la Cambre jusqu’au piétonnier en plein centre-ville. Une toute jeune société privée, la SPRL Cyclommunication, envisage en effet de les mettre prochainement en service dans la capitale ce qui offrirait, selon son directeur Dominique Maeck, de nombreux avantages : "C'est un mode de déplacement très écologique qui permettra de relier des quartiers fréquentés à d’autres qui le sont moins. On pourra circuler dans des rues où il n’y a pas de transports en commun et dans d’autres où les voitures sont interdites comme le piétonnier ou la rue Neuve".

Même équipés d’une batterie électrique à l’arrière, ces cyclos-taxis qui peuvent accueillir jusqu'à deux passagers adultes et un conducteur, ne seraient toutefois une solution de mobilité que pour les petits trajets urbains : "On serait là pour le premier ou le dernier kilomètre, pour aller d’une gare à l’autre par exemple ou pour quitter la rue Neuve avec des gros paquets. En ce sens, nous ne sommes pas vraiment en concurrence avec les taximen mais plutôt un service complémentaire".

Des navettes gratuites, financées par la pub

Cette parade de deux jours dans Bruxelles constitue avant tout un coup de pub essentiel pour la viabilité économique du projet ; en effet, le modèle retenu est celui de la gratuité – tout le monde pourrait donc simplement héler en rue ces navettes sans rien payer – avec un financement garanti par la publicité : "l'avantage pour les annonceurs réside dans la mobilité du support ; a priori leurs publicités seront plus visibles que sur un arrêt de bus parce qu’elles seront en mouvement constant… Mais pour ça il faut encore qu’ils nous connaissent et ça dépendra beaucoup de cette parade ".

La société Cyclommunication met aussi en avant les emplois non-qualifiés que ce nouveau mode de transport pourrait créer en région de Bruxelles-Capitale.

Au cabinet du ministre bruxellois de la Mobilité Pascal Smet (SP.a), on reste prudent puisqu’aucun dossier n’a encore été officiellement introduit. Même si on salue "tout ce qui améliore la mobilité et offre des alternatives à la voiture", on nous rappelle aussi que "l’appellation taxi est protégée et nécessite de se conformer à la législation. Si elle n’utilise pas cette appellation, cette initiative peut se poursuivre à condition d’avoir l’autorisation de la commune et de la police".

Un contact a déjà été pris avec l’échevine de la mobilité à Bruxelles-Ville Els Ampe (Open-VLD) mais aucune autorisation n’a encore été délivrée. Quant à Cyclommunication, elle reste optimiste et envisage de donner les premiers coups de pédales d’ici quelques mois.

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