Coronavirus: tous les "salons de massage" bruxellois fermés, sauf un

Coronavirus: tous les "salons de massage" bruxellois fermés, sauf un
Coronavirus: tous les "salons de massage" bruxellois fermés, sauf un - © www.flickr.com/

"Des rendez-vous physiques ne sont actuellement pas autorisés.
Les professionnel (le) s du sexe proposent des services alternatifs via Skype.
Plus d'infos sur les mesures de sécurité sur ce lien."

Ce message apparaît sur Quartier-Rouge.be, un site "pour adultes" qui publie des petites annonces de travailleurs et travailleuses du sexe offrant leurs services. Sur des plateformes analogues, en revanche, aucun avertissement ne s'affiche, aucune information relative à l'interdiction des contacts physiques et, a fortiori, de la prostitution pour cause de confinement obligatoire. 

Une interdiction très bien suivie

S'il est relativement facile d'interdire la prostitution en vitrine et de rue, la tâche se révèle plus compliquée pour la prostitution à domicile et dans les salons de "massage". Nous en avons dénombré une petite vingtaine en région bruxelloise. La plupart n'ont pas pignon sur rue. Ils s'abritent dans des maisons privées, à l'abri des regards. Très peu communiquent leur adresse exacte sur leur site internet. 

Un rapide tour d'horizon par téléphone débouche sur un constat rassurant : le message du confinement est bien passé. Certains sites internet de salons sont désactivés; des numéros de téléphone ne sont plus attribués, d'autres débouchent sur une messagerie. Quand une interlocutrice répond, c'est pour confirmer la fermeture jusqu'au 19 avril minimum. 

Un salon en activité malgré tout

Exception notable, cet établissement d'Etterbeek. "Officiellement, le salon est fermé", répond notre interlocutrice. "Personne ne s'y trouve. Mais si vous réservez deux heures à l'avance, je viens avec la masseuse que vous avez choisie et je vous ouvre la porte". 

Et la "gérante" de nous citer les prénoms des trois ou quatre femmes qui ont accepté de courir le risque insensé de continuer à pratiquer le sexe tarifé en pleine pandémie. Mais ainsi fonctionne le commerce, fût-il celui des corps : s'il y a une offre, c'est parce qu'il reste une demande. Envers et contre tout. 

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK