Coronavirus : soixante associations plaident pour le maintien du moratoire sur les expulsions domiciliaires

Le Rassemblement bruxellois pour le droit à l'habitat (RBDH) plaide mercredi pour le maintien au-delà de la fin du confinement du moratoire sur les expulsions domiciliaires qui devrait expirer ce 1er mars. L'ASBL demande également au gouvernement bruxellois de prendre en compte une série de "mesures structurelles pour soutenir les locataires en situation précaire".

Depuis le 17 mars dernier, le gouvernement bruxellois a interdit, par des mesures successives, les expulsions domiciliaires jusqu'au 1er mars prochain et libéré des moyens supplémentaires pour les CPAS.

Au-delà de la fin du confinement

Au nom de ses 60 associations membres œuvrant pour la défense du droit au logement, le RBDH plaide mercredi pour la prolongation du moratoire au-delà de la fin du confinement et demande au gouvernement d'utiliser cette période pour "prendre urgemment des mesures structurelles pour soutenir les locataires en situation précaire".

"Si le moratoire venait à expirer le 1er mars, une vague d'expulsions sans précédent se produirait, et ce alors que les mesures de confinement sont toujours en place, rendant pratiquement impossible pour de nombreuses familles en situation précaire de trouver un logement adapté et abordable", s'inquiète l'association.

Un meilleur accès à la justice

Le RBDH demande, pour prévenir autant que possible les expulsions, "un contrôle, voire une réduction, des loyers sur le marché privé, un fonds régional pour apurer les arriérés et un soutien rapproché et proactif des CPAS". L'ASBL plaide par ailleurs pour "une meilleure accessibilité de la justice pour les locataires afin d'éviter les jugements par défaut", pour la sanction des expulsions illégales ainsi que pour une aide au relogement en cas d'expulsion.

Le ministre-président bruxellois Rudi Vervoort, qui avait signé mi-mars 2020 un arrêté de police visant à interdire les expulsions domiciliaires sur l'ensemble du territoire de la Région, avait alors déclaré que la situation difficile que traverse le pays exigeait de "prendre des décisions justes et solidaires pour toutes et tous". "Interdire les expulsions domiciliaires pendant cette période fait partie de ces mesures indispensables à mettre en place aujourd'hui", avait-il ajouté.

Sur le même sujet: JT 27/03/2020

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