Coronavirus : pas de voyage au ski pour les 6e primaire de l'école Adolphe Max

Coronavirus : pas de voyage au ski pour les primaires de l’Athenée Adolphe Max
Coronavirus : pas de voyage au ski pour les primaires de l’Athenée Adolphe Max - © AFP

Suite à la menace de contagion du coronavirus, la ministre de l’Enseignement, Caroline Désir, n’a pas interdit les voyages mais laisse chaque pouvoir organisateur évaluer la situation. Et à Bruxelles-Ville, les 90 élèves de 6e primaire peuvent ranger leurs chaussures de neige : il n’y aura pas de voyage vers Torgnon, dans le Val d’Aoste. La Ville s’engage à rembourser les parents… ce qui ne remplace pas l’aventure promise pour les élèves.

"J’avais préparé mon petit sac avec des jeux pour jouer dans le car". Voilà un an et demi que Thomas, 11 ans, attend de partir avec son école. L’école primaire Adolphe Max à Bruxelles. "On devait partir en classe de neige à Torgnon dans la Vallée d’Aoste en Italien ce samedi 29 février. On s’était donné rendez-vous avec les copains, on avait regardé les pays qu’on allait traverser pendant la nuit du trajet…"

Son papa, Laurent Dennemont qui est également président du comité de parents, est aussi déçu. "C’est dommage mais les événements font que c’était inévitable." Élèves, parents et professeurs s’étaient investis pour organiser le voyage et récolter l’argent. "Environ 600 euros par enfant, précise le papa. Ça a été échelonné sur deux ans et cofinancé par une série de petites actions comme la vente de gaufres.

Parents remboursés

La Ville s’est engagée à rembourser les parents, assure le cabinet de l’échevine de L’instruction publique francophone, Faouzia Hariche. Ce sera peut-être aux frais de la Ville de Bruxelles si les assurances n’interviennent pas. Mais vu le risque, elle a préféré prendre cette mesure de précaution.

"A cause du risque de contagion parce que plusieurs cas ont été identifiés dans cette région", explique Sébastien Shetgen, inspecteur de la santé à l’Instruction publique de la Ville de Bruxelles. "Le deuxième risque, c’est un éventuel confinement de la région qui pourrait survenir sur décision des autorités italiennes.

S’il n’y a pas de contagion dans le Val d’Aoste même, trois cas ont été identifiés dans le Piémont voisin. Et 258 en Lombardie, à 250 km de là où onze localités sont mises en quarantaine.
 

 

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