Coronavirus: les 2 cas avérés dans la maison de repos à Watermael-Boisfort dans un état critique

Deux tests positifs au COVID-19 et 32 suspicions de contamination ont été détectés à la maison de repos et de soins la Cambre à Watermael-Boisfort. Douze pensionnaires ont été hospitalisés. L'état des deux patients contaminés est qualifié de critique.

Un bilan revu à la baisse par rapport aux 34 cas annoncés par le cabinet du ministre bruxellois de la santé, Alain Maron ce matin. Sur les 34 personnes présentant les symptômes de fièvre, il n'en reste qu'une douzaine qui nécessitent l'attention des médecins. On attend toujours les résultats de leur test. Une personne est confinée dans sa chambre au sein de la maison de repos avec une température supérieure à 38°. Les autres pensionnaires ont été répartis dans différents hôpitaux. 

L'état des deux patients testés positifs au COVID-19 est jugé critique. La dizaines d'autres patients sont dans un état stable. 


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Mercredi soir, la maison a décidé d'hospitaliser neuf résidents présentant des symptômes (températures, difficultés respiratoires...) qui peuvent être liés à ceux du COVID-19, a indiqué Thibaut Chevrier, directeur de l'institution. Jeudi, deux d'entre eux étaient dans un état critique. Les autres étaient dans un état stable, voire assez bon.

Avant l'intervention de mercredi soir, trois autres personnes de La Cambre étaient déjà hospitalisées dont deux ont, par la suite, été contrôlées positives au covid-19. Leur état de santé est globalement bon.

La température des résidents de La Cambre est contrôlée en permanence. Jeudi après-midi, un patient présentait encore une température élevée mais son état ne justifiait pas d'hospitalisation. "Il est en confinement, pas en quarantaine", insiste Michel Hanset, médecin coordinateur de l'institution.Cette maison de repos compte 300 chambres. Le personnel y circule de manière limitée dans le bâtiment et n'a pas été placé en quarantaine. "On ne peut tout simplement pas interdire aux travailleurs de rentrer chez eux après leurs prestations", ajoute M. Hanset. Le service d’inspection de la Commission communautaire commune de Bruxelles-Capitale, la COCOM est en contact permanent avec la direction. Le nombre de cas et leur état de santé est vérifié heure par heure. La maison de repos bénéficie du soutien de l’Hôpital Saint-Pierre.

Les services d’Iriscare suivent également la situation en temps réel pour voir si des mesures doivent être prises sur les aspects logistiques et de gestion pour soutenir la maison de repos et les résidents. Le Bourgmestre de la commune est également informé et suit la situation.

Pas de mesures spécifiques au niveau communal

Le bourgmestre Olivier Deleuze explique qu'il n'est pas souhaitable de mette en œuvre des mesures spécifiques supplémentaires au niveau communal. Un point presse sera organisé à 17h, à la maison de repos avec le directeur du home, le ministre bruxellois de la Santé Alain Maron et le bourgmestre Olivier Deleuze. 

La commune suit les directives données par la conférence des bourgmestres, par la haute fonctionnaire ou encore par la Commission communautaire commune (COCOM), qui a émis un avis de fermeture des centres de jour. "On applique de manière assez scolaire, comme de bons élèves, ce qui a été convenu: pas de rassemblement de plus mille personnes, pas de visites dans les homes...", explique Olivier Deleuze.

"Watermael-Boitsfort est la commune bruxelloise avec la population la plus âgée: 42,5 ans de moyenne d'âge", poursuit le bourgmestre. "Alors, bien sûr, il faut faire attention aux personnes âgées car ce sont elles qui sont le plus exposées aux risques liées à cette maladie. Il faut faire attention au fait que des enfants sont porteurs, mais ne sont eux pas menacés. Leurs symptômes ne sont pas toujours visibles."

Malgré les spécificités de sa population, il estime qu'il ne faut pas faire de traitements différenciés au sens où si une mesure est jugée utile, toutes les communes devraient alors l'appliquer. "Nous faisons une sensibilisation comme les autres communes, mais le mot d'ordre - et je trouve que c'est bien - est qu'aucune commune n'en fasse plus que les autres", continue Olivier Deleuze. "Il ne faut pas que se crée une espèce d'emballement. À partir du moment où les médecins aux niveaux régional et fédéral nous disent comment il faut agir, nous agissons conformément à leurs consignes".

Une dame dont le père réside à la maison de repos témoigne :

Sujet du JT du 11/03/2020 - Coronavirus : les visites interdites dans les homes

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