Coronavirus: Aïd el-Adha, une fête du sacrifice en petit comité

L'Aïd el-Adha, la fête musulmane du sacrifice, a lieu ce vendredi 31 juillet. Cette fête, aussi appelée Aïd el-Kebir est surtout un moment de partage avec ses proches. Un jour que les musulmans fêtent traditionnellement en famille élargie. Mais cette édition devra se tenir en petit comité, étant donné que les dîners sont limités à 10 personnes.

Comme pour les autres célébrations prévues en Belgique, elle sera adaptée en fonction des mesures sanitaires en vigueur depuis cette semaine. Les commerçants, qui font habituellement carton plein en cette période, appréhendent cette fête réduite au minimum avec un goût amer. 

Seuls quelques clients franchissent la porte de ce pâtissier oriental, rue Malibran à Ixelles. Pourtant l’Aïd el-Adha, la plus importante des fêtes musulmanes, est habituellement synonyme d’achats importants. "C’est la première fois qu’on n’a pas de clients. Les gens ne font pas la fête, je trouve qu’on n’est pas en fête", déplore Mehdi Beijenna, vendeur.

Pour de nombreux musulmans bruxellois, la fête se voit effectivement gâchée par les mesures sanitaires, étant donné que le nombre de convives doit être réduit à 10 maximum. "On est une famille nombreuse, alors c’est impossible. Cette année, on sent qu’il y a quelque chose qui manque. On n’a pas le choix, on doit se conformer aux règles prises…" regrette Omar Sabri, poissonnier.   

L’Aïd el-Adha commémore le sacrifice du fils d’Abraham. Dans le Coran, l’enfant est remplacé au dernier moment par un mouton, qui sert d’offrande. La fête marque également la fin du pèlerinage à la Mecque, obligatoire pour tout musulman qui en est capable selon le cinquième pilier de l’islam.

"Gilles le Suisse à la fête de l'Aïd", archive "7 à la Une" du 17 septembre 2016

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