Coronavirus: 250 places supplémentaires pour l'hébergement des sans abri à Bruxelles

Coronavirus: 250 places supplémentaires pour l'hébergement des sans abri à Bruxelles
Coronavirus: 250 places supplémentaires pour l'hébergement des sans abri à Bruxelles - © KRISTOF VAN ACCOM - BELGA

Deux cent cinquante places complémentaires seront désormais ouvertes dans un hôtel situé sur le territoire de la Ville de Bruxelles pour héberger des sans-abri, ont indiqué vendredi matin le ministre bruxellois de la Santé, Alain Maron, et le bourgmestre de la Ville de Bruxelles, Philippe Close.

L'hôtel en question a fait offre de service. Il prend en charge la logistique, le nettoyage et deux repas par jour. La commune prend en charge le 3ème repas et la sécurité.

La Commission Communautaire Commune de Bruxelles couvre l'indemnité journalière due à l'hôtel et l'encadrement médical et psychosocial des personnes qui seront accueillies.

Le ministre Alain Maron a rappelé que le gouvernement bruxellois a dégagé jeudi un budget complémentaire extraordinaire de près de 4 millions d'euros afin de venir en aide au secteur du sans-abrisme à Bruxelles.

"Il est indispensable de renforcer l'ensemble des dispositifs qui, en journée ou la nuit, permettent aux personnes sans abri de se protéger et de recevoir les soins et l'aide dont ils ont besoin", a-t-il justifié vendredi.

En Région-capitale, la capacité d'accueil est sensiblement augmentée.

Hormis l'hôtel précité situé dans le quartier Rogier/gare du Nord et qui n'a pas souhaité révéler son nom, d'autres lieux d'accueil de nuit ont été créées ou sont sur le point de l'être: sur le site de Tour et Taxis, où MSF déploiera une capacité d'accueil permettant d'accueillir des personnes diagnostiquées co-vid; au Centre sportif de la Forêt de Soignes; dans un hôtel à Forest; dans un hôtel à Ixelles.

Selon Alain Maron, des contacts sont actuellement encore en cours avec de nombreuses autres communes et ce chiffre est donc amené à évoluer au fil des jours.

En complément des capacités d'accueil de nuit, des lieux qui permettent aux personnes d'avoir accès à des sanitaires, des douches, des soins infirmiers et de l'aide alimentaire sont aussi ouverts progressivement.

Une auberge de Jeunesse, réquisitionnée jeudi par le bourgmestre de Saint-Josse, a été mobilisée grâce à la collaboration de la ministre de la Jeunesse Valérie Glatigny, a précisé Alain Maron.

Ce lieu permettra d'organiser et coordonner une offre de soins primaires et d'aide alimentaire.

Plusieurs communes et CPAS ont mis en place des initiatives pour renforcer le travail de rue (maraudes) afin d'aller au contact des personnes les plus fragilisées, en rue, et pour mettre à disposition des infrastructures sanitaires.

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK