Colère des cafetiers et restaurateurs bruxellois: même fermés ils doivent payer des droits d'auteur

Le café Belga situé place Flagey à Ixelles, lancé par Frédéric Nicolay.
Le café Belga situé place Flagey à Ixelles, lancé par Frédéric Nicolay. - © Google street view

Alors qu’ils sont fermés depuis six mois, Corona oblige, les restaurateurs et les cafetiers de Bruxelles se demandent pourquoi ils devraient payer à la SABAM le montant total soit (700 euros), des droits qu’ils acquittent chaque année pour pouvoir diffuser de la musique dans leurs établissements.

 

Frédéric Nicolay gère trois cafés à Bruxelles et devait en ouvrir un quatrième en septembre. Dans tous ses établissements, le même silence règne, pas la moindre note de musique. Ce qui n’a pas empêché Unisono, la plate-forme de perception des droits musicaux, de lui envoyer la facture de 700 euros pour la musique qui aurait dû être jouée dans ses cafés. C’est que la somme est due pour un an. Même si le café ou le restaurant est resté fermé pendant six mois.

Une exigence qui énerve Fabian Hermans, administrateur de la fédération Horeca Bruxelles, ce dernier ne se déclare nullement opposé au principe des droits d’auteur : "Je ne suis pas contre la SABAM, mais je suis contre le racket ", déclare-t-il. "Quand je ne vends pas un "stoemp-saucisse " dans mon restaurant, les clients ne me le paient pas ", s’insurge l’administrateur.

Une demande aux autorités

De leur côté, les sociétés de gestion des droits estiment avoir fait un effort, en ne faisant pas payer le mois de mars 2020.

Et Olivier Maeterlinck, porte-parole d’Unisono, de constater que "Le secteur de l’Horeca et d’autres secteurs ont reçu des compensations de la part des autorités fédérales, alors que les auteurs n’ont rien reçu. " Nous demandons aux autorités publiques de compenser les droits d’auteur", résume le porte-parole.

Quant aux cafetiers et aux restaurateurs, ils se demandent pourquoi ils se retrouvent mêlés à des discussions qui ne les concernent pas.

 

 

 

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