Cinéma : le bâtiment du Styx, à Ixelles, est à vendre

Le Styx est provisoirement fermé depuis le 1er juillet.
Le Styx est provisoirement fermé depuis le 1er juillet. - © Google Street View

C’est l’inquiétude pour de nombreux cinéphiles bruxellois. Depuis le 1er juillet, ce cinéma d'art et d'essai ixellois est provisoirement fermé et le bâtiment est à vendre. Mais cette institution n’est pas encore à enterrer.

"Le bâtiment et les activités du Styx, ce sont deux choses différentes." Confortablement installé dans un fauteuil moelleux d'une des deux minuscules salles de projection, Claude Diouri tente de rassurer sur l’avenir de ce cinéma qu’il a fondé il y a près de 50 ans. "Il y a les murs, et puis il y a les salles de cinéma."

Si l’homme de 75 ans envisage aujourd’hui de vendre la maison de la rue de l’Arbre Bénit qui abrite le Styx, c’est pour des raisons financières. Il dit avoir perdu 300 000 euros sur les dix dernières années. Les temps sont d’autant plus durs qu'il doit changer ses machines de projection pour passer au numérique, ce qui explique la fermeture temporaire.

"Une cabine, ça coute 70 000 euros, indique Claude Diouri. On est donc en train de taper aux portes des grands complexes cinématographiques pour les convaincre de nous vendre à moindre prix les machines qu'ils n’utilisent plus."

Cela transparait dans chacune de ses phrases, Claudre Diouri ne veut pas que meurt son cinéma, le plus petit de Bruxelles avec ses deux minuscules salles de projection. Alors, pour qu'il survive, il envisage effectivement de vendre le bâtiment. L'idée est de trouver un propriétaire qui, soit exploiterait lui-même le cinéma, soit laisserait l'exploitation à Claude Diouri contre un loyer.

Et puis, si par malheur, il n'arrivait pas à sauver ce qui est un des derniers cinémas de quartier de la capitale, Claude Diouri le ferait savoir haut et fort. "Si jamais ça m’arrive, je ferai une fête dans la rue pour prévenir les gens. Le cinéma ne m’appartient pas, conclut le fondateur du Styx. Il appartient aux 2,5 millions de visiteurs qui se sont assis sur ses 35 places depuis qu’elles existent."

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK