Certaines espèces d'oies, en trop grand nombre, mettent à mal les abords des étangs bruxellois

 A Ixelles, les abords des étangs ont plutôt triste allure, il ne reste plus que de la boue.
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A Ixelles, les abords des étangs ont plutôt triste allure, il ne reste plus que de la boue. - © Tous droits réservés

Cela ne vous aura pas échappé si vous vous promenez régulièrement autour des étangs bruxellois, certaines espèces d'oiseaux y sont de plus en plus présentes. C'est le cas des "Ouettes d'Egypte" ou des "Bernache du Canada". Ces deux espèces d'oies se sont très bien adaptées chez nous, au point que les pelouses qui bordent certains étangs ont complètement disparu. Car il faut savoir que à l’instar des ruminants, les oies broutent l'herbe.

A Ixelles, où les deux espèces sont présentes en nombre, les abords des étangs ont plutôt triste allure. Une situation qui désole l'échevin des espaces verts, l'ecolo Yves Rouyet : "Il n’y a plus un brin d’herbe, ce n’est plus que de la boue… "

Rien n’indique que la situation devrait s'arranger, car la nouvelle génération née ce printemps est déjà bien vigoureuse, explique Alain Paquet, de l'association Natagora qui a constaté l'impact de ces espèces venues de loin sur les abords des étangs dans plusieurs communes bruxelloises.

Des comportements qui favorisent la surpopulation

Pour le scientifique, le phénomène est particulièrement visible à Ixelles où il est encouragé par le comportement du public :

"Beaucoup de gens viennent nourrir les animaux avec du pain ce qui favorise la surpopulation. Ces oiseaux adorent brouter l’herbe et ensuite se glisser dans l’eau, la disposition des lieux leur rend le site très attractif."

Un aménagement remis en cause

L’Aménagement actuel des bords d'étangs est donc remis en cause et l’échevin Ecolo envisage des solutions : "Il faut trouver le moyen de chasser les oies. Il est évidemment hors de question de les tuer mais on pourrait favoriser certaines plantes, tondre moins régulièrement le gazon, ce qui devrait déplaire aux oiseaux. "

Une réflexion qui dépasse la commune d'Ixelles et s'étend désormais à l'ensemble de la région. Car si la population de Bernarche du Canada semble aujourd'hui stabilisée, celle des Ouettes d’Egypte augmente très rapidement.

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