#Call Brussels : la campagne d'image de Bruxelles semble être un succès

La cabine de la Place Flagey, et son Schtroumpf
La cabine de la Place Flagey, et son Schtroumpf - © Rtbf

Un eurocrate italien répondant en anglais à une enseignante américaine vivant au Japon pour l'inciter à visiter Bruxelles, c'est le résultat a priori improbable et - il faut bien le dire - un peu miraculeux de la campagne de "Visit Brussels", l'organisme régional en charge de la promotion du tourisme. Ce dimanche, sur la Place Flagey d'Ixelles, la cabine téléphonique installée pour cinq jours émet régulièrement une sonnerie. Parfois, dans l'indifférence générale. Parfois, un passant décroche et répond à un interlocuteur à l'autre bout de la ligne. Le tout est filmé et diffusé en streaming sur internet. Autour de la cabine, un animateur en costume de Schtroumpf est censé inciter les gens à décrocher le téléphone. Comme il ne s'exprime que par grands gestes énigmatiques, le message a du mal à passer. Par contre, le personnage de Peyo aimante littéralement les nombreux enfants de passage, qui se font prendre en photo. Le Schtroumpf vole allègrement la vedette à la campagne d'image proprement dite, et pendant ce temps, le téléphone sonne dans le vide. Heureusement pour "Visit Brussels" et les 500.000 euros investis, des gens décrochent et répondent.

Et pourtant, ça marche!

Disons-le tout net, #callbrussels nous laissait sceptique. Qui, à l'étranger, pouvait bien avoir envie d'appeler une des trois cabines téléphoniques installées dans Bruxelles ?  Et pour dire quoi? Les Bruxellois allaient-ils décrocher et jouer le jeu? Et comment faire passer le message positif escompté à des interlocuteurs dont on ne maîtrise pas la langue? Pour ce que nous avons pu constater sur la Place Flagey, aucun de ces obstacles supposés ne compromet les interactions entre les Bruxellois et les touristes potentiels. Les habitants de la capitale sont réputés compétents en matière de connaissance des langues, et cela se vérifie. Parler anglais à un inconnu ne semble guère poser de problème. Certainement pas pour ce fonctionnaire italien travaillant pour l'Union européenne, transformé pour quelques minutes en ambassadeur bénévole de sa ville-région, qui vante chaleureusement les mérites et les avantages d'un séjour à Bruxelles.  

Nous avons même rencontré un personnage très motivé, qui venait spécialement pour répondre au téléphone et a décroché à deux reprises. Dans un anglais impeccable, il a expliqué en quoi consistait le parcours-poésie que son association organise, donné un bref bulletin météo, vanté les mérites des déplacements à vélo, avant de repartir, visiblement satisfait. Bien sûr, le temps ensoleillé et sec aide, mais la campagne #callbrussels a vraiment l'air d'être un succès, même si on attendra la fin des cinq jours que dure l'opération pour dresser un bilan définitif.

 

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