Bruxelles sera pionnière dans le développement de la 5G... en 2020

Bruxelles sera pionnière dans le développement de la 5G
Bruxelles sera pionnière dans le développement de la 5G - © ED JONES - BELGAIMAGE

La nouvelle génération de l'internet sur smartphone pourrait voir le jour d'ici 2020. Le mois dernier, un accord a été signé entre Proximus, l'ULB, la VUB et le géant chinois de la téléphonie Huawei. Un "campus du futur" doté de la 5G verra le jour à cheval sur les sites des deux universités bruxelloises.

Mais Bruxelles est-elle prête à accueillir cette nouvelle technologie ? Ce n'est pas si simple.

Dans les bureaux de Huawei, à Bruxelles, l'ambiance est mi-chinoise, mi-européenne. La société vend des smartphones mais elle équipe aussi, depuis 2006, de nombreuses antennes GSM, en Belgique. Hudson Liu, le patron de Huawei Belgique, précise : "en fait, quand vous effectuez un appel GSM, un sms ou que vous chargez une vidéo Youtube sur votre smartphone vous utilisez déjà le réseau Huawei". Le géant chinois se positionne déjà pour l'arrivée de la 5G sur le marché, vers 2020.

L'internet des objets

"La 5G, c'est l'internet des objets, explique Hudson Liu, c’est un réseau plus rapide, mais aussi (la possibilité d') avoir des connexions avec votre montre, votre ascenseur, votre frigo. Tout est connecté."

Un des exemples d'application souvent cité avec l'arrivée de la 5G est celui de la "voiture connectée" : "C’est le moyen de pouvoir faire communiquer les véhicules entre eux", explique Pascal Poti, spécialiste à l'Agence du Numérique, (cela permet) de résoudre certains problèmes de mobilité urbaine mais également (de diminuer) les risques pesant sur les passagers de ces véhicules, et grâce à une connexion permanente de ces véhicules qui discutent entre eux, de réduire significativement les risques d’accidents pour ces passagers".

Plus d'antennes... plus puissantes

Le réseau des antennes GSM bruxelloises est-il prêt à supporter cette révolution technologique ? Il pourrait bien s'avérer trop étroit. "L’infrastructure devra être renouvelée", explique Pascal Poti,spécialiste à l'Agence du numérique.  "On utilisera une partie des points existants mais le réseau devra être densifié pour offrir une couverture absolue. Nous allons changer véritablement d’échelle avec la 5G par rapport à ce que nous connaissions déjà en matière de réseau mobile. Cela va notamment changer en termes de vitesse, qu'on va pouvoir multiplier par 1000 par rapport au réseau 4G que nous avons aujourd’hui."

Non seulement il faudra donc davantage d’antennes, mais il faudra également augmenter leur puissance. Pascal Poti le précise, il faudra "discuter quant à la réouverture de possible négociations en matière de normes d’exposition au champ électromagnétique". Elles sont pour l'instant limitées à 4V/m, en Région Bruxelloise et leur seuil avait déjà dû être relevé pour l'arrivée de la 4G.

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